{"id":1012,"date":"2018-04-28T14:34:53","date_gmt":"2018-04-28T12:34:53","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?p=1012"},"modified":"2021-05-28T15:26:34","modified_gmt":"2021-05-28T13:26:34","slug":"revue-de-linstitut-napoleon-numero-216","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/2018\/04\/28\/revue-de-linstitut-napoleon-numero-216\/","title":{"rendered":"Revue de l\u2019Institut Napol\u00e9on : Num\u00e9ro 216"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-902 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/216-198x300.jpg\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/216-198x300.jpg 198w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/216.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 198px) 100vw, 198px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 216 (2018-1)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En avril 2018 est paru le 15<sup>e<\/sup> volume de la <em>Correspondance g\u00e9n\u00e9rale<\/em> de Napol\u00e9on Bonaparte, dont la publication sous l\u2019\u00e9gide de la Fondation Napol\u00e9on avait commenc\u00e9 en 2004. C\u2019est incontestablement un monument qui fera date, proposant aux passionn\u00e9s de l\u2019empereur, comme aux historiens et aux simples lecteurs l\u2019ensemble des lettres de Napol\u00e9on connues \u00e0 ce jour. Ce sont ainsi plus de 40\u00a0000 lettres qui ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es depuis quatorze ans, dont 30 % \u00e9taient in\u00e9dites. Cette \u00e9dition permettra de fournir un corpus tr\u00e8s complet d\u2019une partie des \u00e9crits essentiels de Napol\u00e9on, dont Adolphe Thiers, pr\u00e9parant son <em>Histoire du Consulat et de l\u2019Empire<\/em>, avait per\u00e7u la valeur, faisant recopier par un de ses secr\u00e9taires, Jules Goschler, une grande partie de cette correspondance alors m\u00eame qu\u2019aucun travail d\u2019\u00e9dition n\u2019avait encore \u00e9t\u00e9 entrepris. En lisant ces lettres, Thiers avait per\u00e7u leur qualit\u00e9 litt\u00e9raire, comme il le souligne dans le tome 7 de sa fresque. \u00ab\u00a0Le si\u00e8cle avait un \u00e9crivain immortel, immortel comme C\u00e9sar\u00a0; c\u2019\u00e9tait le souverain lui-m\u00eame, grand \u00e9crivain parce qu\u2019il \u00e9tait grand esprit\u00a0\u00bb. Sainte-Beuve, grand admirateur de Napol\u00e9on, lui fait \u00e9cho quand il d\u00e9crit l\u2019empereur comme \u00ab\u00a0le premier \u00e9crivain du si\u00e8cle\u00a0\u00bb. La Correspondance de Napol\u00e9on est un document essentiel pour conna\u00eetre le pass\u00e9, mais aussi pour comprendre le temps pr\u00e9sent, comme l\u2019a fort bien soulign\u00e9 Jean-Claude Casanova, dans la conclusion \u00e0 la journ\u00e9e d\u2019\u00e9tudes organis\u00e9e \u00e0 la Biblioth\u00e8que Marmottan sur la Correspondance, lorsqu\u2019il avan\u00e7a l\u2019id\u00e9e qu\u2019il \u00e9tait n\u00e9cessaire pour l\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui de conna\u00eetre le fonctionnement de l\u2019Etat dans le pass\u00e9, regrettant qu\u2019on ne publie pas davantage d\u2019\u00e9crits des hommes d\u2019Etat fran\u00e7ais. Au cours de la m\u00eame journ\u00e9e, introduite par le pr\u00e9sident de la Fondation Napol\u00e9on et qui vit Thierry Lentz et Fran\u00e7ois Houdecek pr\u00e9senter le dernier volume, Jean Tulard, Patrice Gueniffey et moi-m\u00eame sommes revenus sur les diff\u00e9rents projets d\u2019\u00e9ditions qui avaient \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9s depuis l\u2019\u00e9poque du Second Empire, la derni\u00e8re commission lanc\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, pr\u00e9sid\u00e9e par Jean Tulard, ayant p\u00e9riclit\u00e9e \u00e0 la suite des changements politiques. La <em>Correspondance g\u00e9n\u00e9rale<\/em> donne naturellement un coup de vieux \u00e0 la <em>Correspondance de Napol\u00e9on Ier publi\u00e9e par ordre de Napol\u00e9on III<\/em>, que tous les amateurs de l\u2019empire connaissent. Publi\u00e9e entre 1857 et 1869 en trente-deux volumes, elle repr\u00e9sentait alors une entreprise d\u00e9j\u00e0 colossale, mais qui avait un but pr\u00e9cis, \u00e9riger un monument de papier \u00e0 la gloire de Napol\u00e9on, ce qui avait conduit la Commission, surtout quand le prince Napol\u00e9on en prit la pr\u00e9sidence en 1864, \u00e0 \u00e9carter un certain nombre de lettres. De fait la Correspondance du Second Empire ne contient que la moiti\u00e9 des lettres aujourd\u2019hui connues. Elle fut du reste tr\u00e8s rapidement compl\u00e9t\u00e9e \u00e0 la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, mais r\u00e9guli\u00e8rement des \u00e9ditions de compl\u00e9ments apparurent, mais sans que jamais jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entreprise de la Fondation Napol\u00e9on, on ne dispose d\u2019un ensemble complet. La Correspondance du Second Empire peut toutefois \u00eatre conserv\u00e9e, car elle contient d\u2019autres pi\u00e8ces que des lettres, par exemple des ordres, des rapports, et surtout les fameux Bulletins de la Grande Arm\u00e9e, sans parler des M\u00e9moires de Napol\u00e9on dans les derniers volumes. Disponible en ligne sur le site <em>gallica<\/em> de la Biblioth\u00e8que Nationale de France, elle permet aussi d\u2019effectuer des recherches par mot fort utiles. Il ne reste qu\u2019\u00e0 souhaiter une mise en ligne prochaine, du reste pr\u00e9vue, de la <em>Correspondance g\u00e9n\u00e9rale<\/em> de Napol\u00e9on Bonaparte, pour qu\u2019elle s\u2019impose d\u00e9finitivement comme l\u2019outil essentiel \u00e0 toute recherche sur le Consulat et l\u2019Empire. L\u2019Institut Napol\u00e9on est fier d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 l\u2019entreprise dirig\u00e9e par la Fondation Napol\u00e9on, son pr\u00e9sident s\u2019\u00e9tant vu confier la r\u00e9daction de l\u2019Introduction g\u00e9n\u00e9rale en 2004, tandis que plusieurs des membres de son conseil d\u2019administration participaient au comit\u00e9 historique et que nombre de ses adh\u00e9rents aidaient comme b\u00e9n\u00e9voles \u00e0 la pr\u00e9paration de l\u2019\u00e9dition des lettres.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>La formation des officiers de cavalerie <\/strong><strong>\u00e0 la fin du Premier Empire.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>L\u2019\u00e9cole de Saint-Germain-en-Laye. 1809-1814<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Jacques-Olivier Boudon<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation en 1809 de l\u2019\u00e9cole sp\u00e9ciale de cavalerie, install\u00e9e \u00e0 Saint-Germain-en-Laye, r\u00e9pond au souhait de Napol\u00e9on de renforcer l\u2019encadrement d\u2019une arme devenue d\u00e9cisive dans les combats militaires. Elle est destin\u00e9e aux fils de notables \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 le r\u00e9gime tente de rallier \u00e0 lui l\u2019ancienne noblesse. Au total 558 \u00e9l\u00e8ves ont suivi les cours de l\u2019\u00e9cole. Les archives de l\u2019\u00e9cole, compl\u00e9t\u00e9es par les m\u00e9moires et correspondances des \u00e9l\u00e8ves permettent de comprendre comment s\u2019y organisait l\u2019enseignement et quelle \u00e9tait la vie quotidienne des \u00e9l\u00e8ves. L\u2019\u00e9cole dispara\u00eet avec l\u2019Empire en 1814.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Soigner et \u00eatre malade \u00e0 la cour de Napol\u00e9on I<sup>er\u00a0<\/sup>:\u00a0 <\/strong><strong>quelques documents sur la Maison m\u00e9dicale de l&#8217;empereur<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Charles-Eloi Vial<\/p>\n<p>Si les pathologies du premier Empereur des Fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 constamment \u00e9tudi\u00e9es et comment\u00e9es par ses nombreux biographes, et si la personnalit\u00e9 de son premier m\u00e9decin Corvisart est tr\u00e8s connue, le fonctionnement de la Maison m\u00e9dicale, qui exista au sein de l&rsquo;Intendance g\u00e9n\u00e9rale de la Couronne de 1804 \u00e0 1814 avec un effectif de 30 personnes, est encore peu connu. Napol\u00e9on a pourtant tenu \u00e0 organiser tout un service de sant\u00e9 comprenant des m\u00e9decins, des chirurgiens, une pharmacie et un h\u00f4pital. Contrairement \u00e0 la Maison du roi de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime, la Maison m\u00e9dicale de l&#8217;empereur et les m\u00e9decins de la cour durent \u00e9galement op\u00e9rer sur les champs de bataille, ce qui leur conf\u00e9ra une exp\u00e9rience in\u00e9dite, notamment en mati\u00e8re de chirurgie. \u00c0 partir de documents in\u00e9dits, comme les papiers de la Maison de l\u2019Empereur aux Archives nationales, la correspondance du chirurgien Larrey \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France ou les bulletins de sant\u00e9 pr\u00e9sents dans les papiers de Joseph Bonaparte conserv\u00e9s \u00e0 la biblioth\u00e8que de l\u2019Institut de France, il devient possible d\u2019esquisser le fonctionnement d\u2019un service de sant\u00e9 polyvalent, capable de soigner les courtisans comme les bless\u00e9s de guerre.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les Tuileries, palais des arts sous le Premier Empire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Antoine Boulant<\/p>\n<p>Le 19 f\u00e9vrier 1800, Bonaparte s\u2019installait aux Tuileries, qui devenaient ainsi la r\u00e9sidence officielle du Premier consul et le si\u00e8ge de son gouvernement. Inadapt\u00e9 \u00e0 la vie de cour que le chef de l\u2019Etat entendait d\u00e9velopper, le palais fit toutefois l\u2019objet de nombreux travaux et am\u00e9nagements \u00e0 partir de 1805, sous la direction de Charles Percier et Pierre Fontaine. Tandis que les appartements \u00e9taient somptueusement d\u00e9cor\u00e9s et que de nouvelles pi\u00e8ces \u00e9taient am\u00e9nag\u00e9es \u2013 notamment un salon d\u00e9di\u00e9 aux mar\u00e9chaux, une salle du Tr\u00f4ne, une chapelle et une salle de spectacle \u2013, une nouvelle aile ayant pour fonction de relier les Tuileries au Louvre et un arc de triomphe destin\u00e9 \u00e0 servir d\u2019entr\u00e9e d\u2019honneur furent \u00e9difi\u00e9s. Ils demeurent aujourd\u2019hui les seuls vestiges <em>in situ<\/em> d\u2019un palais dont le souvenir m\u00eame s\u2019est effac\u00e9 depuis le terrible incendie qui le ravagea le 23 mai 1871.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #008000; font-size: 18pt;\"><strong>Abstracts<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>The training of the cavalry officers at the end of the First Empire. The Saint-Germain-en-Laye school. 1809-1814<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Jacques-Olivier Boudon<\/p>\n<p>The creation of the special school of cavalry in 1809 settled in Saint Germain-en-Laye is the answer of the wish of Napoleon to strengthen the supervision of a military corp more and more decisive during battles. It is intended for the sons of notables at the moment when the regime tries to attract the former mobility. A total of 558 cadets attended the course of the school. Its archives, completed by cadets&rsquo;s memoirs and correspondences\u00a0 allow to understand how the teaching was organized and the daily life at the school. It closed as the same time as the Empire in 1814.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>To be sick and cured at Napoleon&rsquo;s court: Some documents on the medical House of the emperor<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Charles-Eloi Vial<\/p>\n<p>The pathologies of the first Emperor of the French have been constantly studied and commented by his numerous biographers and the personality of his first medical doctor Corvisart is well know, the functioning of the medical House which was part of the general estate of the Crown from 1804 till 1814 with a staff of 30 people is still little known.<\/p>\n<p>In fact, Napoleon was anxious to organize a complete healthcare service including doctors, surgeons, a pharmacy and an hospital. Contrary to the King&rsquo;s House of the Ancien R\u00e9gime, the emperor&rsquo;s medical House and the court&rsquo;s doctors had also to operate on battlefields which brought them a new experience, especially regarding surgery. From unpublished documents, as the papers of the Emperor&rsquo;s House at the National Archive, the correspondence of the surgeon Larrey at the National French Library, or the medical bulletins kept in Joseph Bonaparte&rsquo;s papers at the Institut de France, it become possible to sketch the functioning of a multi-purpose health service able to take care of courtiers as well as wounded soldiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>The Tuileries, palace of the arts under the first Empire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Antoine Boulant<\/p>\n<p>On February 19<sup>th<\/sup>, 1800, Bonaparte settled down in the Tuileries which so became the official residence of the First consul and the center of his government. Unsuitable for the court&rsquo;s life which the Head of State intended to develop, the palace was however the place of numerous works and arrangements from 1805, supervised by Charles Percier and Pierre Fontaine.<\/p>\n<p>Whereas apartments were luxuriously decorated and new rooms were fitted out, in particular a lounge dedicated to the marshals, a throne room, a chapel and a theater, in addition a new wing connected the Tuileries and the Louvre was built with a triumphal arch to be used as an entrance of honor. They remain today the only vestiges in situ, after the memory of the palace faded away since the terrible fire which destroyed it on May 23<sup>rd<\/sup>, 1871.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 216 (2018-1) Editorial En avril 2018 est paru le 15e volume de la Correspondance g\u00e9n\u00e9rale de Napol\u00e9on Bonaparte, dont la publication sous l\u2019\u00e9gide de la Fondation Napol\u00e9on avait commenc\u00e9 en 2004. 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