{"id":1009,"date":"2018-05-28T14:24:31","date_gmt":"2018-05-28T12:24:31","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?p=1009"},"modified":"2021-05-28T15:26:16","modified_gmt":"2021-05-28T13:26:16","slug":"revue-de-linstitut-napoleon-numero-217","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/2018\/05\/28\/revue-de-linstitut-napoleon-numero-217\/","title":{"rendered":"Revue de l\u2019Institut Napol\u00e9on : Num\u00e9ro 217"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-903 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/217-198x300.jpg\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/217-198x300.jpg 198w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/217.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 198px) 100vw, 198px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 217 (2018-2)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exposition Toutankhamon qui ouvrira ses portes \u00e0 La Grande Halle de la Villette \u00e0 Paris en mars 2019 sera l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements culturels de l\u2019ann\u00e9e. Il faut remonter \u00e0 1967 pour trouver trace de la pr\u00e9c\u00e9dente exposition consacr\u00e9e \u00e0 ce pharaon mort \u00e0 17 ans, dont la tombe n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte qu\u2019en 1922. C\u2019est parce qu\u2019elle \u00e9tait rest\u00e9e inviol\u00e9e depuis l\u2019Antiquit\u00e9 qu\u2019on y a retrouv\u00e9 les tr\u00e9sors d\u00e9pos\u00e9s depuis au mus\u00e9e du Caire et expos\u00e9s aujourd\u2019hui \u00e0 Paris, avant d\u2019int\u00e9grer le nouveau mus\u00e9e de Guiseh. Cette tombe fait partie des plus visit\u00e9es de la vall\u00e9e des Rois alors m\u00eame qu\u2019elle ne pr\u00e9sente pas un int\u00e9r\u00eat aussi vif que beaucoup d\u2019autres. Elle n\u2019\u00e9tait sans doute pas destin\u00e9e \u00e0 un souverain. Mais le paradoxe veut que Toutankhamon soit un des pharaons les plus populaires, alors qu\u2019on ne sait pas grand\u2019 chose de lui puisqu\u2019il est mort tr\u00e8s jeune. Cette popularit\u00e9 est l\u2019un signes persistants d\u2019une \u00e9gyptomanie qui n\u2019a cess\u00e9 de se d\u00e9velopper depuis l\u2019\u00e9poque de l\u2019exp\u00e9dition d\u2019Egypte. Parmi les plus anciennes des tombes connues figurent celles que d\u00e9couvrent les soldats et savants qui accompagnent Bonaparte en Egypte en 1798. Edouard de Villiers du Terrage a laiss\u00e9 un r\u00e9cit de la d\u00e9couverte des lieux. \u00ab\u00a0<em>L\u2019entr\u00e9e de cette vall\u00e9e se fait par un passage tr\u00e8s \u00e9troit o\u00f9 les roches paraissent avoir \u00e9t\u00e9 taill\u00e9es de main d\u2019homme. C\u2019est l\u00e0 que se trouvent les onze tombeaux d\u00e9crits par les anciens auteurs, les seuls connus avant nous<\/em>\u00a0\u00bb. Il s\u2019\u00e9merveille devant la tombe de Rams\u00e8s III qui contient encore le sarcophage rouge d\u00e9sormais au Louvre\u00a0; il \u00e9voque les peintures murales et en particulier les sc\u00e8nes de harpistes. Il souligne aussi combien les lieux sont d\u00e9grad\u00e9s par les fientes des innombrables chauves-souris qui habitent ces grottes. Puis \u00e0 force de parcourir la montagne, Villiers du Terrage et Prosper Jollois d\u00e9couvrent un douzi\u00e8me tombeau qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre le tombeau d\u2019Am\u00e9nophis III. Mais ils n\u2019ont pas la chance de Carter d\u00e9couvrant la tombe de Touthankamon. Le tombeau a en effet d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 visit\u00e9 et le sarcophage emport\u00e9. Seul g\u00eet sur le sol le couvercle. Apr\u00e8s la vall\u00e9e des Rois, les deux savants franchissent le Nil et visitent le temple de Karnak, puis celui de Louxor, \u00e9merveill\u00e9s avant par \u00ab\u00a0<em>deux ob\u00e9lisques monolithes de granit, dont les hi\u00e9roglyphes d\u00e9corant les faces, sont sculpt\u00e9s avec la derni\u00e8re pr\u00e9cision<\/em>\u00a0\u00bb. On sait que l\u2019ob\u00e9lisque de droite sera envoy\u00e9 en France au d\u00e9but de la monarchie de Juillet, cadeau offert par Mehemet Ali \u00e0 la France, et install\u00e9 au centre de la place de la Concorde. Auparavant les r\u00e9cits des acteurs de l\u2019exp\u00e9dition d\u2019Egypte, \u00e0 commencer par celui de Vivant Denon publi\u00e9 d\u00e8s 1802, puis la parution de la monumentale <em>Description de l\u2019Egypte<\/em> \u00e0 partir de 1809, ont contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper l\u2019int\u00e9r\u00eat des Fran\u00e7ais pour ce pays et son histoire, au point que la mode \u00ab\u00a0retour d\u2019Egypte\u00a0\u00bb fait fureur. Napol\u00e9on Bonaparte ainsi r\u00e9ussi le tour de force de transformer une exp\u00e9dition militaire d\u00e9sastreuse en une r\u00e9ussite scientifique de premier plan, faisant ainsi de la campagne d\u2019Egypte l\u2019un des moments forts de sa l\u00e9gende.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Une m\u00e9moire urbaine\u00a0: les s\u00e9jours de Napol\u00e9on \u00e0 Lyon<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par C\u00e9dric Audibert<\/p>\n<p>Cet article propose de mieux comprendre comment le souvenir des passages de Napol\u00e9on \u00e0 Lyon a contribu\u00e9 \u00e0 forger l&rsquo;identit\u00e9 de cette ville. Cette \u00e9tude, qui ne vise pas \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer l&rsquo;opinion publique, r\u00e9interroge les t\u00e9moignages de soutiens pour leurs usages bien plus que pour ce qu&rsquo;ils pourraient nous apprendre des sentiments r\u00e9els des Lyonnais. Ces manifestations, retranscrites par les \u00e9diles ou \u00e9manant de thurif\u00e9raires, font \u00e9merger une singularit\u00e9 lyonnaise &#8211; revendiqu\u00e9e &#8211; affich\u00e9e par l&#8217;empereur lors de sa venue en 1815 et d&rsquo;un c\u00e9l\u00e8bre discours qu&rsquo;il cl\u00f4t par les mots\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Lyonnais, je vous aime\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb. Inscrits dans les <em>Annales<\/em> de la cit\u00e9, ils sont, depuis la chute de l&#8217;empereur, entr\u00e9s dans la m\u00e9moire lyonnaise. Il est n\u00e9cessaire d&rsquo;analyser celle-ci dans la longue dur\u00e9e, parce que d&rsquo;une part, elle est au c\u0153ur des enjeux et des luttes politiques et parce qu&rsquo;elle influe d&rsquo;autre part sur l&rsquo;\u00e9criture de l&rsquo;Histoire. Il ne faut pas pour autant n\u00e9gliger ni les images ni les objets, lesquels rappellent la pr\u00e9sence du \u00ab\u00a0grand homme\u00a0\u00bb, et ce d&rsquo;autant que les pi\u00e8ces collectionn\u00e9es peuvent, dans certains cas, faire leur entr\u00e9e au patrimoine de la ville.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Une lettre suspecte du tsar Alexandre \u00e0 Napol\u00e9on \u00e0 propos de\u00a0 la mort de sa fille pr\u00e9sum\u00e9e, la grande duchesse \u00c9lisabeth Aleksandrovna<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Sergey N. Iskyul<\/p>\n<p>Les Archives historiques de l\u2019Institut d\u2019histoire de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences conservent deux documents intrigants qui font partie de la collection d\u2019autographes de l\u2019acad\u00e9micien Nicolas Likhatchev. L\u2019un est une lettre en russe adress\u00e9e par le tsar Alexandre \u00e0 Napol\u00e9on, l\u2019autre sa traduction en fran\u00e7ais. Alexandre annonce \u00e0 Napol\u00e9on la mort de la grande duchesse \u00c9lisabeth Aleksandrovna, n\u00e9e le 3 novembre 1806, qui est officiellement sa fille, mais qui est en fait n\u00e9e de l\u2019idylle entretenue entre\u00a0 l\u2019imp\u00e9ratrice et un capitaine de la garde, Alekse\u00ef Iakovlevitch Okhotnikov, lui-m\u00eame poignard\u00e9 le 5 octobre 1806. Cette lettre est un fait un faux, le passage par le russe \u00e9tant inutile. Par ailleurs il est peu probable qu\u2019Alexandre ait souhait\u00e9 annoncer aussi officiellement la mort d\u2019ue enfant qu\u2019il savait \u00eatre d\u2019un autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Un d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal europ\u00e9en : les ambitions de Napol\u00e9on pour la Biblioth\u00e8que imp\u00e9riale<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Charles-Eloi Vial<\/p>\n<p>Objet de toute l\u2019attention de Napol\u00e9on, la Biblioth\u00e8que imp\u00e9riale connut sous l\u2019Empire une activit\u00e9 d\u00e9bordante et une croissance rapide de ses collections de livres, de manuscrits et d\u2019estampes, gr\u00e2ce \u00e0 des cr\u00e9dits exceptionnels et \u00e0 l\u2019envoi de tr\u00e9sors bibliophiliques saisis dans les pays occup\u00e9s. Cet enrichissement prolongeait la politique des saisies r\u00e9volutionnaires des biens artistiques dont le Louvre avait \u00e9t\u00e9 le grand b\u00e9n\u00e9ficiaire, mais aussi l\u2019ambition des rois de France d\u2019installer d\u2019une biblioth\u00e8que encyclop\u00e9dique au c\u0153ur de Paris. Plus encore, cette politique de collecte de livres aurait d\u00fb \u00eatre syst\u00e9matis\u00e9e dans le cadre d\u2019un d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal au plan europ\u00e9en, qui aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 la fois un outil pr\u00e9cieux pour les savants, mais aussi un moyen de contr\u00f4le et de censure. Les projets soumis \u00e0 l\u2019empereur par l\u2019architecte Fontaine et par les conservateurs de la Biblioth\u00e8que imp\u00e9riale en 1807 ont ainsi esquiss\u00e9 les contours d\u2019une \u00ab\u00a0tr\u00e8s grande biblioth\u00e8que\u00a0\u00bb capable d\u2019accueillir toute la production intellectuelle du continent jusqu\u2019en 1857, facette in\u00e9dite bien qu\u2019inachev\u00e9e de la politique culturelle du Premier Empire.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les campagnes militaires du g\u00e9n\u00e9ral San Martin au Chili (1817-1818)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par J\u00e9r\u00f4me Louis<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Jos\u00e9 de San Martin est le h\u00e9ros de l\u2019ind\u00e9pendance chilienne. Il commence sa carri\u00e8re dans l\u2019arm\u00e9e espagnole et combat contre les Portugais durant la guerre des Oranges en 1801. Lorsque les troupes de Napol\u00e9on envahissent l\u2019Espagne, il lutte contre l\u2019occupation fran\u00e7aise. C\u00f4toyant les Britanniques, et notamment Lord Macduff, qui ont d\u00e9barqu\u00e9 dans la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique, il se rend \u00e0 Londres et rejoint les loges ma\u00e7onniques qui projettent l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Am\u00e9rique latine. En 1812, San Martin arrive \u00e0 Buenos Aires o\u00f9 les autorit\u00e9s lui confient la mission de former un r\u00e9giment de grenadiers \u00e0 cheval. Il est ensuite charg\u00e9 de prot\u00e9ger les rives du Parana contre un d\u00e9barquement espagnol. \u00c0 San Lorenzo, le 3 f\u00e9vrier 1813, ses cavaliers repoussent les troupes royalistes fid\u00e8les \u00e0 Madrid. Lorsque Napol\u00e9on est battu, le roi d\u2019Espagne Ferdinand VII r\u00e9tablit son autorit\u00e9 au Venezuela, au P\u00e9rou et au Chili. Mais les troupes de Bolivar reprennent le dessus. Le g\u00e9n\u00e9ral argentin San Martin d\u00e9cide alors de mener une exp\u00e9dition pour lib\u00e9rer le Chili apr\u00e8s avoir franchi la Cordill\u00e8re. Il bouscule les Espagnols \u00e0 Chacabuco le 12 f\u00e9vrier 1817, mais les patriotes sont battus \u00e0 Cancha Rayada le 19 mars 1818. Victorieux \u00e0 Maipu, le 5 avril 1818, les g\u00e9n\u00e9raux chiliens San Martin et O\u2019Higgins se donnent l\u2019accolade. Le Chili devient un \u00c9tat pleinement ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>English Digest<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Gerald G. Gu\u00e9tat<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>An urban memory: Napoleon\u2019s stays in Lyon<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by C\u00e9dric Audibert<\/p>\n<p>This article aims at better understanding how the memory of the Napoleon&rsquo;s stays in Lyon contributed to cast the identity of the city. This study, which is not intended to re-evaluate the public opinion, scrutinises the testimonies of support for what they can tell us of local habits far more than they could teach us about the real feelings of\u00a0 Lyon&rsquo;s residents. These testimonies, transcribed by city councillors or brought by thuriferaries, demonstrate a claimed singularity of Lyon as displayed by the emperor when he came in 1815 and a made a famous speech ending with these words: \u00ab\u00a0People of Lyon, I love you!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Provided in the Annals of the city, they have, since the fall of the emperor, been part of the memory of Lyon. It is essential analysing this memory on a long term perspective, as it is both the core of political issues and struggles and has an impact on the writing of History. However, we must not overlook the images or items which are reminiscent of the presence of the \u00ab\u00a0great man\u00a0\u00bb, especially since the collected features may, in some cases, enter fully into the city\u2019s heritage.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>A suspicious letter from Tsar Alexander to Napoleon about the death of his alleged daughter, the great duchess Elisabeth Aleksandrovna<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Sergey N. Iskyul<\/p>\n<p>The Historical Archives of the Institute of History of the Academy of Sciences keep two intriguing documents which are part of the collection of autographs of the academician Nicolas Likhatchev. One is a letter in Russian written by Tsar Alexander to Napoleon, the other its translation into French.<\/p>\n<p>Alexander announces to Napoleon the death of the great Duchess Elizabeth Aleksandrovna, born on November 3, 1806, who is officially his daughter, but who was born of the idyll between the Empress and a captain of the guard, Aleksey Yakovlevich Okhotnikov, stabbed on October 5, 1806. This letter is a fact a forgery, the translation in Russian being useless. Moreover, it is unlikely that Alexandre wanted to announce officially the death of one child that he knew to be of another.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>A European legal deposit: the ambitions of Napoleon for the Imperial Library<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Charles-Eloi Vial<\/p>\n<p>A major concern of Napoleon, during the Empire, the Imperial Library was overflown by the fast growth of its collections of books, manuscripts and prints, through exceptional financing and the importation of seized bibliophilic treasures from the occupied countries. This enrichment was a direct consequence of the policy of revolutionary seizures of artistic property of which the Louvre had been the great beneficiary, but also a continuation of the ambition of the kings of France to settle an encyclopaedic library in the heart of Paris.<\/p>\n<p>Moreover, this policy of collecting books would have been systematised in the context of a legal deposit in Europe, which would have been both a valuable tool for scholars, but also a means of control and censorship. The projects submitted to the Emperor by the architect Fontaine and by the curators of the Imperial Library in 1807 thus sketched out the contours of a \u00abvery large library\u00bb able of sheltering all the intellectual production of the continent until 1857, an unprecedented aspect, though unfinished, of the cultural policy of the First Empire.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>General San Martin\u2019s military campaigns in Chile (1817-1818)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by J\u00e9r\u00f4me Louis<\/p>\n<p>General Jos\u00e9 de San Martin is the hero of Chilean independence. He began his career in the Spanish army and fought against the Portuguese during the Orange War in 1801. When Napoleon\u2019s troops invaded Spain, he fought against the French occupation. Rubbing shoulders with the British, and especially Lord Macduff, who landed on the Iberian peninsula, he went to London and joined the Masonic lodges that project the independence of Latin America. In 1812, San Martin arrived in Buenos Aires where the authorities entrusted him with the mission of forming a regiment of mounted grenadiers. He is then charged with protecting the banks of the Parana against a Spanish landing.<\/p>\n<p>In San Lorenzo, on February 3, 1813, his cavalry pushed back the royalist troops loyal to Madrid. When Napoleon was defeated, the King of Spain Ferdinand VII restored his authority on Venezuela, Peru and Chile. But Bolivar\u2019s troops took over. The Argentinean general San Martin then decided to lead an expedition to liberate Chile after crossing the Cordillera. He pushed the Spaniards in Chacabuco on February 12, 1817, but the patriots were beaten in Cancha Rayada on March 19, 1818. Victorious in Maipu, on April 5, 1818, the Chilean generals San Martin and O&rsquo;Higgins congratulate each other. Chile becomes a fully independent state.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Traduction de Florence Dupont.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cet article est tir\u00e9 d&rsquo;une intervention au colloque \u00ab\u00a0Annexer la m\u00e9moire, centraliser le savoir dans l&rsquo;Europe napol\u00e9onienne\u00a0\u00bb, organis\u00e9 par la Biblioth\u00e8que nationale de France, les Archives nationales, l&rsquo;\u00c9cole nationale des chartes et l&rsquo;Universit\u00e9 Paris-Sorbonne, les 1<sup>er<\/sup> et 2 juillet 2013.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 217 (2018-2) Editorial L\u2019exposition Toutankhamon qui ouvrira ses portes \u00e0 La Grande Halle de la Villette \u00e0 Paris en mars 2019 sera l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements culturels de l\u2019ann\u00e9e. 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