{"id":878,"date":"2021-04-25T02:04:57","date_gmt":"2021-04-25T00:04:57","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?page_id=878"},"modified":"2021-04-26T00:22:20","modified_gmt":"2021-04-25T22:22:20","slug":"rin-numero-199-2009-2","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/rin-numero-199-2009-2\/","title":{"rendered":"RIN &#8211; Num\u00e9ro 199 (2009-2)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-886 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/199-199x300.jpg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/199-199x300.jpg 199w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/199.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 199 (2009-2)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Dans le tr\u00e8s beau livre qu&rsquo;elle a consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Arc de Triomphe &#8211; ouvrage couronn\u00e9 du Grand Prix de la Fondation Napol\u00e9on en 2009- Isabelle Rouge-Ducos montre avec pertinence comment l&rsquo;Arc, \u00e9rig\u00e9 \u00e0 l&rsquo;initiative de Napol\u00e9on puis achev\u00e9 sous la Monarchie de Juillet, est devenu au fil des ans un monument national, c&rsquo;est-\u00e0-dire un lieu o\u00f9 se rassemble la nation aux moments importants de son histoire. Les lendemains de la Grande Guerre l&rsquo;ont illustr\u00e9 avec force et les c\u00e9l\u00e9brations du 11 novembre 1920 en offrent un bel exemple. Ce jour-l\u00e0, la R\u00e9publique d\u00e9cide de comm\u00e9morer le cinquantenaire de sa fondation, choisissant le jour de l&rsquo;armistice de 1918 plut\u00f4t que le 4 septembre, mani\u00e8re de rappeler que si la R\u00e9publique a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e sur les d\u00e9combres du Second Empire, elle s&rsquo;est vraiment enracin\u00e9e en France \u00e0 travers la victoire contre l&rsquo;Allemagne. En ce 11 novembre 1920, la c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 l&rsquo;Arc de Triomphe prend une tournure particuli\u00e8re puisque est d\u00e9pos\u00e9e sous l&rsquo;Arc la d\u00e9pouille du soldat inconnu qui parach\u00e8ve en quelque sorte le monument, reliant la Grande Guerre aux guerres de l&rsquo;\u00e9poque de la R\u00e9volution et de l&rsquo;Empire, dans une m\u00eame d\u00e9fense du droit.<\/p>\n<p class=\"p1\">Six mois plus tard, l&rsquo;Arc \u00e9tait \u00e9galement au centre des c\u00e9l\u00e9brations organis\u00e9es par la m\u00eame R\u00e9publique pour c\u00e9l\u00e9brer, cette fois-ci, le centenaire de la mort de Napol\u00e9on. Le r\u00e9gime r\u00e9publicain, renforc\u00e9 par la Grande Guerre, n&rsquo;avait pas peur alors de comm\u00e9morer l&rsquo;un des grands hommes de la nation. A l&rsquo;Arc, le 6 mai, en pr\u00e9sence du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, le ministre de la guerre Louis Barthou prononce un discours vibrant dans lequel il fait l&rsquo;\u00e9loge du g\u00e9n\u00e9ral en chef qui a terrass\u00e9 les Prussiens \u00e0 I\u00e9na. Les manifestations avaient commenc\u00e9 la veille par une messe \u00e0 Notre-Dame, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par le cardinal archev\u00eaque de Paris, le cardinal Dubois, en pr\u00e9sence de repr\u00e9sentants de l&rsquo;Etat. Il para\u00eet loin alors le temps o\u00f9 l&rsquo;Eglise et la R\u00e9publique s&rsquo;opposaient. Il est vrai que la R\u00e9publique vient de renouer des relations avec le Vatican. Au m\u00eame moment Paris et Rome se mettent d&rsquo;accord sur un texte qui doit permettre de redonner \u00e0 l&rsquo;Etat fran\u00e7ais un droit de regard sur les nominations \u00e9piscopales. Apr\u00e8s l&rsquo;Eglise, c&rsquo;est la science qui a rendu hommage \u00e0 Napol\u00e9on, dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi du 5 mai, \u00e0 la Sorbonne o\u00f9, devant un parterre de professeurs et d&rsquo;acad\u00e9miciens r\u00e9unis dans le grand amphith\u00e9\u00e2tre, Robert Lacour-Gayet, auteur pour l&rsquo;occasion du Vie de Napol\u00e9on, dresse le bilan de son oeuvre civile . Le lendemain enfin, apr\u00e8s le passage par l&rsquo;Arc de Triomphe, c&rsquo;est tout naturellement aux Invalides, devant le tombeau de l&#8217;empereur que devaient se clore ces manifestations. Une nouvelle fois, les repr\u00e9sentants de l&rsquo;Etat, de l&rsquo;arm\u00e9e et de l&rsquo;Eglise -le cardinal Dubois est \u00e9galement pr\u00e9sent- se r\u00e9unissaient ensemble pour c\u00e9l\u00e9brer Napol\u00e9on, symbole d&rsquo;unit\u00e9 nationale, en \u00e9coutant le mar\u00e9chal Foch faire l&rsquo;\u00e9loge du grand homme. Certes, on trouve aux deux extr\u00e9mit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9chiquier politique des voix discordantes, dans les rangs tout jeune Parti communiste comme \u00e0 l&rsquo;Action fran\u00e7aise -renvoyons sur ce point aux belles pages que consacre Natalie Petiteau \u00e0 ce centenaire dans son <span class=\"s1\"><i>Napol\u00e9on de la mythologie \u00e0 l&rsquo;histoire)<\/i><\/span>. Mais m\u00eame le philosophe Alain, philosophe quasi officiel du Parti radical, n&rsquo;\u00e9chappe pas \u00e0 l&#8217;emprise de Napol\u00e9on dont il mesure la complexit\u00e9, le d\u00e9crivant, comme un homme seul, avant de conclure le propos qu&rsquo;il lui consacre, le 8 mai, sous le titre \u00ab\u00a0L&rsquo;Homme Nu\u00a0\u00bb, par ces mots qui \u00e9voquent la c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 Notre-Dame le 5 : \u00ab\u00a0<em>Tous ces costumes donc, \u00e0 l&rsquo;enterrement de l&rsquo;Homme Nu, firent un beau spectacle. Il ne manquait que Talleyrand pour dire la messe<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>La mise a mise au pas d\u2019une Assembl\u00e9e\u00a0: <\/strong><strong>l\u2019\u00e9puration du Corps l\u00e9gislatif en l\u2019an X<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Fabien Menant<\/p>\n<p>Le Corps l\u00e9gislatif du Consulat et de l\u2019Empire ne fut pas toujours le Corps des muets souvent d\u00e9cri\u00e9, une assembl\u00e9e sans int\u00e9r\u00eat, qui se contentait de voter les lois sans les discuter, sans jamais s\u2019opposer \u00e0 la politique du Gouvernement. L\u2019an X est, \u00e0 bien des \u00e9gards, un moment fort pour la vie du Corps l\u00e9gislatif, avec une mont\u00e9e nette de l\u2019opposition d\u2019une partie des d\u00e9put\u00e9s face \u00e0 la politique de Bonaparte, mais surtout avec le renouvellement du premier cinqui\u00e8me du Corps. En effet, la s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9checs que le Gouvernement a connus a men\u00e9 Bonaparte \u00e0 r\u00e9agir\u00a0: ce renouvellement fut ainsi l\u2019occasion de mener \u00e0 bien l\u2019\u00e9limination des l\u00e9gislateurs opposants, une mesure r\u00e9clam\u00e9e par une partie de l\u2019opinion publique d\u00e8s le d\u00e9but du Consulat. Bonaparte \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 se d\u00e9barrasser des \u00ab\u00a0<em>vingt et soixante mauvais membres des autorit\u00e9s constitu\u00e9es<\/em>\u00ab\u00a0. Avec le scrutin secret et l\u2019absence de d\u00e9bat, seule l\u2019\u00e9puration de l\u2019an X permet de d\u00e9finir les contours de cette opposition. Apr\u00e8s cela, l\u2019Empire fera tomber le Corps l\u00e9gislatif dans une torpeur plus grande encore. Il faudra attendre la fin 1813 pour voir de nouveau des l\u00e9gislateurs s\u2019opposer au gouvernement et surtout avril 1814, avec l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 la d\u00e9ch\u00e9ance de l\u2019empereur, pour pouvoir mieux cerner un <em>corpus<\/em> d\u2019opposants identifi\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Essling, premi\u00e8re d\u00e9faite de Napol\u00e9on\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Gilles Bou\u00e9<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e du bicentenaire de la campagne d\u2019Autriche de 1809 a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la l\u2019absence de toute c\u00e9l\u00e9bration officielle. Un colloque international s\u2019est tenu \u00e0 Vienne en juin, et ses actes, non publi\u00e9s pour l\u2019instant, feront le point sur cette campagne qui vit la premi\u00e8re remise en cause de la sup\u00e9riorit\u00e9 des arm\u00e9es command\u00e9es directement par l\u2019empereur \u00e0 la bataille d\u2019Essling. Ce combat des 21 et 22 mai 1809, peut \u00eatre analys\u00e9 comme la premi\u00e8re d\u00e9faite de Napol\u00e9on. Les objectifs strat\u00e9giques de l\u2019empereur, qui souhaitait d\u00e9faire la principale arm\u00e9e autrichienne, ne sont pas atteints. L\u2019objectif op\u00e9rationnel de Napol\u00e9on, qui \u00e9tait de traverser le Danube, est obtenu mais c\u2019est bien l\u2019arm\u00e9e imp\u00e9riale qui se retrouve apr\u00e8s un grave \u00e9chec tactique, isol\u00e9e sur l\u2019\u00eele de Lobau. Mais l\u2019archiduc Charles, ne saura pas utiliser sa victoire pour \u00e9liminer son adversaire. La bataille d\u2019Essling, victoire pour les Fran\u00e7ais, est connue sous le nom de victoire d\u2019Aspern par les Autrichiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les voies de communication des Provinces Illyriennes <\/strong><strong>ou les strat\u00e9gies d\u2019int\u00e9grations d\u2019un espace excentr\u00e9 et strat\u00e9gique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Aur\u00e9lie Fertil<\/p>\n<p>D\u00e9laiss\u00e9s et rel\u00e9gu\u00e9s au rang de contr\u00e9es de seconde zone par leurs anciens administrateurs, les territoires de ce qui allaient devenir les Provinces illyriennes le 14 octobre 1809, se pr\u00e9sent\u00e8rent aux yeux des Fran\u00e7ais comme des espaces o\u00f9 tout \u00e9tait \u00e0 faire. L\u2019esprit de modernisation, et le dynamisme des Fran\u00e7ais donn\u00e8rent un nouveau souffle \u00e0 l\u2019Illyrie et marqu\u00e8rent profond\u00e9ment le pays. Le d\u00e9veloppement et l\u2019am\u00e9lioration des voies de communication font partie de ces grands chantiers qui marqu\u00e8rent durablement le paysage illyrien. Les mers ferm\u00e9es et aux mains des Anglais, les Fran\u00e7ais se concentr\u00e8rent sur les r\u00e9seaux int\u00e9rieurs et tout particuli\u00e8rement routiers. Construire, entretenir, r\u00e9nover, r\u00e9parer, telles furent les t\u00e2ches auxquelles les Fran\u00e7ais et la population locale s&rsquo;attach\u00e8rent.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Napol\u00e9on et le renseignement<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par G\u00e9rald Arboit<\/p>\n<p>Le renseignement ne m\u00e8ne pas n\u00e9cessairement \u00e0 la victoire, seule la force compte. Napol\u00e9on avait une vision assez r\u00e9duite de ce que pouvait \u00eatre le renseignement, tout au plus fait de suppositions les plus raisonnables<em>. <\/em>Elles reposaient cependant sur une appr\u00e9hension globale, tant politique qu\u2019\u00e9conomique et culturelle, du combat, sur une intelligence de la guerre qui confinait \u00e0 ce que l\u2019on devait appeler plus tard le <em>renseignement strat\u00e9gique<\/em>. Napol\u00e9on \u00e9tait un adepte de l\u2019approche historique en mati\u00e8re de strat\u00e9gie, mobilisant les diff\u00e9rentes institutions civiles et militaires gouvernementales. Cette organisation \u00e9tait doubl\u00e9e \u00e0 la guerre par les structures de l\u2019Etat-Major g\u00e9n\u00e9ral. Bien souvent, dans la conception napol\u00e9onienne du renseignement, le vice ne fut pas dans les hommes, mais dans les choses\u00a0: mauvaises analyses, incr\u00e9dulit\u00e9 face aux informations ne correspondant pas aux vues de l\u2019empereur, limites techniques et conditions normales de ces activit\u00e9s en territoire ennemi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 199 (2009-2) Editorial Dans le tr\u00e8s beau livre qu&rsquo;elle a consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Arc de Triomphe &#8211; ouvrage couronn\u00e9 du Grand Prix de la Fondation Napol\u00e9on en 2009- Isabelle Rouge-Ducos montre avec pertinence comment l&rsquo;Arc, \u00e9rig\u00e9 \u00e0 l&rsquo;initiative de Napol\u00e9on puis achev\u00e9 sous la Monarchie de Juillet, est devenu au fil [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"spay_email":""},"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/878"}],"collection":[{"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=878"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/878\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":908,"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/878\/revisions\/908"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=878"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}