{"id":866,"date":"2021-04-25T01:20:05","date_gmt":"2021-04-24T23:20:05","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?page_id=866"},"modified":"2021-04-26T00:24:57","modified_gmt":"2021-04-25T22:24:57","slug":"rin-numero-206-2013-1","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/rin-numero-206-2013-1\/","title":{"rendered":"RIN &#8211; Num\u00e9ro 206 (2013-1)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-892 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/206-201x300.jpg\" alt=\"\" width=\"201\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/206-201x300.jpg 201w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/206.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 206 (2013-1)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire n\u2019est pas une science appel\u00e9e \u00e0 demeurer dans un splendide isolement. De tout temps, et plus encore depuis l\u2019appel lanc\u00e9 par Marc Bloch et Lucien Febvre lorsqu\u2019ils lanc\u00e8rent les <em>Annales<\/em> en 1929, l\u2019histoire a \u00e9t\u00e9 conduite \u00e0 dialoguer avec les disciplines voisines que sont la g\u00e9ographie, l\u2019anthropologie, la sociologie ou l\u2019ethnologie. Les sciences dures ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement mises \u00e0 contribution dans le domaine de la pal\u00e9ontologie ou de l\u2019arch\u00e9ologie, permettant de mieux conna\u00eetre les origines de l\u2019humanit\u00e9. La g\u00e9n\u00e9tique permet aujourd\u2019hui de percer certains myst\u00e8res qui taraudaient les historiens depuis des d\u00e9cennies. Le myst\u00e8re de la naissance des grands hommes fait en effet partie de ceux qui ont le plus aliment\u00e9 la chronique, aux marges de la petite et de la grande histoire. La question est plus importante qu\u2019il n\u2019y para\u00eet car elle touche au mythe des origines. On sait combien Napol\u00e9on Bonaparte, issu d\u2019une famille de notables corse venue d\u2019Italie, y \u00e9tait sensible, au point de favoriser une recherche en g\u00e9n\u00e9alogie destin\u00e9e \u00e0 enraciner sa famille dans une tradition nobiliaire ancienne. Il ne pouvait non plus ignorer les rumeurs autour de l\u2019identit\u00e9 de son p\u00e8re et a en fait \u00e9tat, notamment devant Monge. Cette question a fait couler beaucoup d\u2019encre jusqu\u2019\u00e0 attribuer \u00e0 Napol\u00e9on des origines bretonnes. La question des origines paternelles de Napol\u00e9on III s\u2019est \u00e9galement pos\u00e9e avec une vive acuit\u00e9, obligeant chaque biographe du second empereur \u00e0 avancer ses propres hypoth\u00e8ses pour d\u00e9terminer si Louis \u00e9tait bel et bien le p\u00e8re du futur empereur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La g\u00e9n\u00e9tique para\u00eet avoir tranch\u00e9, au moins partiellement pour l\u2019heure, la question. Les recherches conduites par le professeur Lucotte, g\u00e9n\u00e9ticien, directeur de l\u2019Institut d\u2019Anthropologie mol\u00e9culaire, dont nous publions par ailleurs un article dans ce num\u00e9ro de la Revue sur un masque mortuaire de Napol\u00e9on, \u00e9tablissent clairement que Napol\u00e9on est tr\u00e8s vraisemblablement le fils de Charles Bonaparte. En tout cas, il a le m\u00eame p\u00e8re que son plus jeune fr\u00e8re J\u00e9r\u00f4me, n\u00e9 quinze ans apr\u00e8s lui, ce qui plaide pour une paternit\u00e9 identique. En revanche, les recherches conduites \u00e0 partir de l\u2019ADN de Napol\u00e9on III d\u00e9montrent qu\u2019il n\u2019avait pas la m\u00eame ascendance paternelle que Napol\u00e9on. Deux hypoth\u00e8ses peuvent, \u00e0 ce stade des recherches, \u00eatre avanc\u00e9es. Soit Louis n\u2019est pas le fils de Charles Bonaparte, ce qui est une hypoth\u00e8se r\u00e9guli\u00e8rement avanc\u00e9e par les historiens, soit Louis-Napol\u00e9on n\u2019est pas le fils de Louis, ce qui n\u2019exclut du reste pas que Louis ne soit pas le fils de Charles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces d\u00e9couvertes ne remettent \u00e9videmment pas en cause les \u00e9v\u00e9nements tels qu\u2019ils se sont d\u00e9roul\u00e9s, mais ils peuvent permettre de comprendre la psychologie des deux empereurs. Napol\u00e9on pensait que sa m\u00e8re \u00e0 laquelle il vouait une intense d\u00e9votion n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 toujours \u00e9t\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 son mari, ce qui explique sans doute le relatif d\u00e9dain avec lequel il prend en consid\u00e9ration son p\u00e8re, mais accr\u00e9dite aussi \u00e0 ses yeux un peu plus l\u2019id\u00e9e qu\u2019il s\u2019est fait lui-m\u00eame, qu\u2019il est le propre artisan de sa gloire. Quant \u00e0 Napol\u00e9on III, m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas biologiquement le neveu de Napol\u00e9on, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 comme tel. Il a naturellement jou\u00e9 de sa parent\u00e9 avec l\u2019empereur pour parvenir au pouvoir, en se faisant \u00e9lire pr\u00e9sident de la R\u00e9publique en 1848, puis en organisant le coup d\u2019Etat du 2 d\u00e9cembre 1851. Il n\u2019a eu du reste ensuite de cesse de d\u00e9velopper une politique visant \u00e0 enraciner une quatri\u00e8me dynastie en France. Mais dans le m\u00eame temps, les rumeurs planant sur ses origines l\u2019ont peut-\u00eatre conduit aussi \u00e0 prendre progressivement ses distances avec le premier empire, pour affirmer que lui aussi s\u2019\u00e9tait fait lui-m\u00eame et qu\u2019il tenait son pouvoir du peuple, non de la parent\u00e9 avec le premier empereur. Plus son pouvoir s\u2019affirme, plus la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Napol\u00e9on s\u2019\u00e9loigne. La naissance d\u2019un fils en 1856 acc\u00e9l\u00e8re cette recherche d\u2019autonomie. Elle scelle en outre les derniers espoirs du roi J\u00e9r\u00f4me, dernier fr\u00e8re de Napol\u00e9on, de voir son fils monter un jour sur le tr\u00f4ne, lui-m\u00eame ayant nourri le vague espoir en 1848 de pouvoir \u00eatre le pr\u00e9tendant du parti de l\u2019empereur dont il \u00e9tait alors le dernier fr\u00e8re en vie. Le paradoxe veut que la mort du prince imp\u00e9rial, sans h\u00e9ritier, ait conduit naturellement au transfert des espoirs dynastiques sur les h\u00e9ritiers de J\u00e9r\u00f4me, qui retrouvaient ainsi leur place naturelle dans l\u2019ordre de succession.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00ab\u00a0<em>La r\u00e9union des esprits<\/em> \u00bb<\/strong>\u00a0<strong>Jean Pierre Saurine, \u00e9v\u00eaque constitutionnel <\/strong><strong>et \u00e9v\u00eaque concordataire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Claude Muller<\/p>\n<p>Parmi les fid\u00e8les de l&rsquo;Empereur dans l&rsquo;\u00e9piscopat fran\u00e7ais figure, en bonne place, M<sup>gr<\/sup> Jean Pierre Saurine, \u00e9v\u00eaque concordataire de Strasbourg de 1802 \u00e0 1813. Sa biographie ne manque pas d&rsquo;originalit\u00e9 : m\u00e9ridional bouillant, pr\u00eatre sans exercer le minist\u00e8re, mais avocat jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime, partisan de la R\u00e9volution sans pour autant voter la mort du roi, \u00e9v\u00eaque enfin \u00e0 pr\u00e8s de 70 ans sur la m\u00eame ligne politique que Napol\u00e9on I<sup>er<\/sup>, \u00e0 savoir \u00ab\u00a0l&rsquo;oubli du pass\u00e9\u00a0\u00bb et par cons\u00e9quent v\u00e9ritable pr\u00e9fet violet. Trois qualificatifs peuvent le d\u00e9finir : ing\u00e9rable, mais indispensable, donc intouchable.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Le Conseil d\u2019\u00c9tat du duch\u00e9 de Varsovie \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Napol\u00e9on<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Marek Krzymkowski<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation du duch\u00e9 de Varsovie en 1807 s\u2019appuya sur la r\u00e9daction d\u2019une constitution calqu\u00e9e sur le mod\u00e8le fran\u00e7ais. Elle instituait notamment un Conseil d\u2019Etat dont le r\u00f4le s\u2019est av\u00e9r\u00e9 particuli\u00e8rement important dans un pays dont le souverain, \u00e0 savoir le roi de Saxe, n\u2019est que rarement pr\u00e9sent. En son absence, la pr\u00e9sidence du Conseil revient \u00e0 un haut personnage de l\u2019Etat qui assume aussi la pr\u00e9sidence du conseil des ministres. A l\u2019origine en effet le Conseil d\u2019Etat est compos\u00e9 des seuls ministres, soit six membres. A partir d\u2019ao\u00fbt 1808, six conseillers sont nomm\u00e9s\u00a0; leur nombre passe \u00e0 douze en 1809 apr\u00e8s l\u2019extension du duch\u00e9. L\u2019autonomie du Conseil se renforce alors d\u2019autant mieux que les ministres sont moins pr\u00e9sents que les simples conseillers. Le travail se diversifiant, le Conseil accueille aussi des ma\u00eetres des requ\u00eates, mais pas d\u2019auditeurs. En 1810, sont cr\u00e9\u00e9es les sections. Enfin la particularit\u00e9 du Conseil polonais est de se transformer en cour de Cassation. Il dispose ainsi d\u2019importantes pr\u00e9rogatives, en mati\u00e8re de pr\u00e9paration des lois, de contentieux et de jugement. A certains moments, notamment lors de la guerre de 1809, il se vit confier la r\u00e9alit\u00e9 du pouvoir, cas exceptionnels dans l\u2019Europe napol\u00e9onienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00c9tude de la composition min\u00e9ralogique et chimique du masque mortuaire Gilley1 de Napol\u00e9on Ier<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par G\u00e9rard Lucotte<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Institut d\u2019Anthropologie mol\u00e9culaire, Paris<\/p>\n<p>L\u2019objectif de ce travail est l\u2019\u00e9tude min\u00e9ralogique du masque Gilley1, masque mortuaire en pl\u00e2tre de Napol\u00e9on actuellement expos\u00e9 \u00e0 la Maison Bonaparte \u00e0 Ajaccio. Sa composition est celle de pl\u00e2tre de Paris typique, avec des traces de sulfate de strontium. L\u2019examen d\u2019un grand nombre de particules de ce pl\u00e2tre a montr\u00e9 que seulement trois d\u2019entre elles (d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 la surface du masque) sont compos\u00e9es d\u2019un alumino-silicate riche en fer et en titane, signature min\u00e9ralogique caract\u00e9ristique des laves de l\u2019\u00eele de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne\u00a0; ceci montre que ce masque a s\u00e9journ\u00e9 sur l\u2019\u00eele \u00e0 un moment de son p\u00e9riple.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Compl\u00e9ment et suppl\u00e9ment \u00e0 la <em>Bibliographie critique des m\u00e9moires sur l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne \u00e9crits ou traduits en fran\u00e7ais<\/em> de Jean Tulard et Jacques Garnier\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>M\u00e9morialistes de l\u2019espace belge et luxembourgeois<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par C\u00e9dric Istasse<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Nulle \u00e9poque n\u2019a suscit\u00e9 la publication d\u2019un nombre aussi \u00e9lev\u00e9 de m\u00e9moires que le Consulat et l\u2019Empire<\/em>\u00a0\u00bb, \u00e9crit Jean Tulard en ouverture de sa c\u00e9l\u00e8bre <em>Bibliographie critique des m\u00e9moires sur l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne \u00e9crits ou traduits en fran\u00e7ais<\/em>. Paru pour la premi\u00e8re fois en 1971, cet imposant r\u00e9pertoire comment\u00e9 s\u2019est rapidement impos\u00e9 comme un outil de travail fondamental aupr\u00e8s des historiens sp\u00e9cialistes des ann\u00e9es 1799-1815. En effet, il leur a grandement facilit\u00e9 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une source souvent incontournable pour leurs \u00e9tudes, mais dont jusqu\u2019alors l\u2019abondance constituait parfois un obstacle. D\u2019autres m\u00e9moires \u00e9tant sans cesse mis \u00e0 jour, Jean Tulard a publi\u00e9 une nouvelle \u00e9dition de sa <em>Bibliographie<\/em> en 1991, \u00e0 laquelle Jacques Garnier a adjoint un <em>Compl\u00e9ment et suppl\u00e9ment<\/em> cinq ans plus tard. Le pr\u00e9sent article constitue une modeste continuation de ce travail. Sa particularit\u00e9 est de porter principalement sur des t\u00e9moignages \u00e9manant de militaires originaires des neuf \u00ab\u00a0d\u00e9partements belgiques r\u00e9unis\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Abstracts<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a0\u00bb The meeting of the spirits \u00a0\u00bb <\/strong><strong>Jean Pierre Saurine, constitutional and Concordat bishop<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Claude Muller<\/p>\n<p>Among the faithful followers of the Emperor in the French episcopate stands, at the right place, Mgr. Jean Pierre Saurine, Concordat bishop of Strasbourg from 1802 till 1813. His biography does not miss originality: hot tempered Southerner, priest without exercising the ministry, but lawyer till the end of the Ancien R\u00e9gime, supporter of the Revolution without voting for the death of king, bishop at nearly 70 years on the same political line as Napoleon Ier, worth knowing \u00a0\u00bb the oversight of past \u00a0\u00bb and consequently a genuine purple prefect. Three qualifiers can define him: uncontrolled, but essential, thus untouchable.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>The Council of State of the duchy of Warsaw <\/strong><strong>at the time of Napoleon<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Marek Krzymkowski<\/p>\n<p>The creation of the duchy of Warsaw in 1807 leaned on the writing of a constitution traced on the French model. It established in particular a Council of State the role of which has proved particularly mattering in a country the sovereign of which, namely king of Saxony, is only rarely present. In its absence, the presidency of the Council returns to a high-ranking person of the State who also assumes the presidency of the Council of Ministers. Originally indeed the Council of State consists of only Secretaries, that is six members. From August, 1808, six councillors are appointed; their number pass in twelve in 1809 after the extension of the duchy. The autonomy of the Council strengthens then all the better since the Secretaries are less present than the simple councillors. The work diversifying, the Council also welcomes counsels of the Conseil d&rsquo;\u00c9tat, but no auditors. In 1810 are created sections. Finally the peculiarity of the Polish Council is to be transformed into Highest Court of Appeal. It so arranges important privileges, regarding the preparation of laws, the dispute and the sentence. At times, in particular during the war of 1809, he lives to entrust the reality of the power, as in some other exceptional cases in napoleonic Europe.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Study of the mineralogical and chemical composition <\/strong><strong>of Napoleon Ier&rsquo;s death mask Gilley1<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by G\u00e9rard Lucotte<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Institute of molecular Anthropology, Paris<\/em><\/p>\n<p>The objective of the present study is the determination of the chemical and mineralogical compositions of the mask Gilley1. This death mask of Napoleon is actually exposed in the Maison Bonaparte in Ajaccio. The comosition of this mask is that, typical, of the parisian plastes, with strontium sulfate traces. It contains \u2013 deposited on the surface \u2013 only three plastes\u2019particles of an alumino-silicate rich of iron and titanium, the peculiar mineralogical signature of the lavas in the S<sup>te<\/sup> helen Island ; that establishs that this mask had transited to the island during his history.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Complement and supplement to the <\/strong><strong><em>Critical bibliography of memoirs <\/em><\/strong><strong><em>on the napoleonic time written or translated into French <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Jean Tulard and Jacques Garnier:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Memorialists of the Belgian and Luxemburg area<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by C\u00e9dric Istasse<\/p>\n<p>\u201c <em>No period of time aroused the publication of a number so high of memoirs that the Consulate and the Empire <\/em>\u00ab\u00a0, writes Jean Tulard at the opening of his famous <em>Critical bibliography of the memoirs on the napoleonic time written or translated into French<\/em>. Published for the first time in 1971, this impressive commented directory quickly stood out as a tool of fundamental work for the historians specialists of the years 1799-1815. Indeed, it largely facilitated them the access to an often major source for their studies, but the abundance of which, until then, sometimes constituted an obstacle. Other memoirs being ceaselessly updated, Jean Tulard published a new edition of his Bibliography in 1991, to which Jacques Garnier added a complement and a supplement five years later. The present article constitutes a modest continuation of this work. Its peculiarity is to concern mainly testimonies emanating from native servicemen coming from the nine \u00a0\u00bb Belgian departments combined \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Article traduit du polonais par <em>Ma\u0142gorzata Bielska.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Translated from the Polish by Malgorzata Bielska.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 206 (2013-1) Editorial L\u2019histoire n\u2019est pas une science appel\u00e9e \u00e0 demeurer dans un splendide isolement. 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