{"id":864,"date":"2021-04-25T01:14:47","date_gmt":"2021-04-24T23:14:47","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?page_id=864"},"modified":"2021-04-26T00:25:17","modified_gmt":"2021-04-25T22:25:17","slug":"rin-numero-207-2013-2","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/rin-numero-207-2013-2\/","title":{"rendered":"RIN &#8211; Num\u00e9ro 207 (2013-2)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-893 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/207-201x300.jpg\" alt=\"\" width=\"201\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/207-201x300.jpg 201w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/207.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 207 (2013-2)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans moins de 500 jours se d\u00e9rouleront les manifestations comm\u00e9morant la bataille de Waterloo. Aujourd\u2019hui, lieu de tourisme tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9, le champ de bataille accueille un public venu du monde entier, d\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e qu\u2019a eu la r\u00e9gion de Wallonie de le d\u00e9velopper, il y a plus de dix ans, pour doubler le nombre de visiteurs et atteindre le chiffre de 500\u00a0000 par an. Les travaux sont en cours autour de la Butte du Lion, devenu le symbole de la bataille. Un nouveau \u00ab\u00a0centre du visiteur\u00a0\u00bb, enterr\u00e9, permettra de comprendre comment la bataille s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e tout en visualisant le terrain tel qu\u2019il \u00e9tait en 1815. Mais ce m\u00e9morial pourra-t-il \u00eatre am\u00e9nag\u00e9 \u00e0 temps\u00a0? Ce n\u2019est pas certain. En 2003, le gouvernement wallon au sein duquel Serge Kubla, \u00e9chevin de Waterloo, occupait le poste de ministre du Tourisme, avait d\u00e9sign\u00e9 un comit\u00e9 d\u2019accompagnement international charg\u00e9 d\u2019\u00e9laborer un projet de parcours et de veiller \u00e0 la qualit\u00e9 historique du contenu propos\u00e9. S\u2019est alors impos\u00e9e l\u2019id\u00e9e de replacer la bataille de Waterloo dans le contexte des guerres des ann\u00e9es 1792-1815 et de mesurer leurs cons\u00e9quences sur l\u2019histoire de l\u2019Europe au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. La r\u00e9gion entendait valoriser l\u2019int\u00e9gration \u00e0 une histoire europ\u00e9enne d\u2019un champ de bataille situ\u00e9 \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Bruxelles. En 2006, la soci\u00e9t\u00e9 Tempora \u00e9tait choisie pour \u00e9laborer la sc\u00e9nographie du m\u00e9morial. Elle s\u2019\u00e9tait adjoint les services de Franco Dragone, c\u00e9l\u00e8bre artiste et metteur en sc\u00e8ne de grands spectacles, pour la r\u00e9alisation d\u2019un film en trois dimensions devant faire revivre, en sept stations, les diff\u00e9rents moments de l\u2019affrontement. Mais en juin 2013, Dragonne se retire du projet. Deux mois plus tard, en ao\u00fbt 2013, coup de th\u00e9\u00e2tre. A la suite d\u2019un nouvel appel d\u2019offre lanc\u00e9 par la r\u00e9gion wallonne quelques mois plus t\u00f4t, c\u2019est un autre op\u00e9rateur qui est choisi pour d\u00e9velopper la sc\u00e9nographie au sein du M\u00e9morial, en fait un consortium de sept soci\u00e9t\u00e9s regroup\u00e9es sous le label \u00ab\u00a0La Belle Alliance\u00a0\u00bb. L\u2019affaire n\u2019est cependant pas termin\u00e9e puisque Tempora a fait appel devant le Conseil d\u2019Etat qui vient de suspendre la d\u00e9cision du gouvernement. On ne sait donc toujours pas qui aura en charge la sc\u00e9nographie du m\u00e9morial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant ce temps, les Anglais ne sont pas inactifs. En 2004, l\u2019Intercommunale de Waterloo, r\u00e9unissant les communes concern\u00e9es par la bataille, avait rachet\u00e9 la ferme d\u2019Hougoumont, dernier vestige encore sur pied des \u00e9difices qui se trouvaient sur le champ de bataille en 1815. L\u2019Intercommunale a sollicit\u00e9 des fonds pour la restauration du lieu. Le gouvernement anglais s\u2019est alors engag\u00e9 \u00e0 verser 1 million d\u2019euros, dont 600\u00a0000 serviront \u00e0 la restauration de la ferme, ce qui repr\u00e9sente \u00e0 peine 10 % du co\u00fbt total des travaux. Mais en \u00e9change, il a obtenu de pouvoir r\u00e9aliser dans la ferme un m\u00e9morial en l\u2019honneur de l\u2019arm\u00e9e anglaise, financ\u00e9 par les 400\u00a0000 euros restants. Le <em>lobbying<\/em> tr\u00e8s actif des Anglais a suffi \u00e0 convaincre l\u2019Intercommunale de leur accorder ce privil\u00e8ge, premi\u00e8re entorse \u00e0 la mise en \u0153uvre d\u2019un projet international \u00e0 Waterloo. Le projet initial envisageait en effet d\u2019int\u00e9grer la ferme dans un parcours global du site.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelle sera l\u2019attitude de la France lors des c\u00e9r\u00e9monies du 18 juin 1815, pour lesquelles on attend plus de cent mille visiteurs, et qui marqueront la fin des comm\u00e9morations du bicentenaire de l\u2019Empire\u00a0? Une pr\u00e9sence timide comme \u00e0 Austerlitz\u00a0? une absence de repr\u00e9sentation, hormis celle de l\u2019ambassadeur, comme \u00e0 la Moskowa\u00a0? ou alors, l\u2019envoi d\u2019une d\u00e9l\u00e9gation, mais avec qui \u00e0 sa t\u00eate\u00a0? On se souvient qu\u2019en 2005, la participation de la Marine fran\u00e7aise aux c\u00e9l\u00e9brations de la bataille de Trafalgar avait surpris une partie des observateurs. La question doit \u00eatre pos\u00e9e d\u00e8s maintenant, y compris afin de peser pour que le m\u00e9morial en cours d\u2019\u00e9laboration \u00e0 Waterloo rende compte de la diversit\u00e9 des points de vue sur la bataille. Apr\u00e8s tout, le site de Waterloo, visit\u00e9 par un public de plus en plus international, l\u2019est avant tout parce qu\u2019il s\u2019agit de la derni\u00e8re bataille de Napol\u00e9on. Il para\u00eet m\u00eame que la majorit\u00e9 des visiteurs est persuad\u00e9e que le vainqueur de la bataille de Waterloo est Napol\u00e9on, preuve que les historiens ont encore du travail \u00e0 accomplir et des livres \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les arm\u00e9es alli\u00e9es et leurs chefs \u00e0 Leipzig<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Bruno Colson<\/p>\n<p>Les Alli\u00e9s r\u00e9unissent pr\u00e8s de 300\u00a0000 hommes pour la bataille de Leipzig. Leur commandant en chef, l\u2019Autrichien Schwarzenberg, parvient avec beaucoup de difficult\u00e9s \u00e0 coordonner l\u2019action de contingents disparates, o\u00f9 la culture militaire varie et o\u00f9 les chefs se jalousent. Si les Autrichiens fournissent le plus grand nombre d\u2019hommes \u00e0 la coalition en 1813, ce sont les Russes qui en engagent le plus \u00e0 Leipzig. Les Prussiens ne viennent qu\u2019en troisi\u00e8me position mais ils sont les plus entreprenants et les plus acharn\u00e9s \u00e0 rejeter les Fran\u00e7ais hors d\u2019Allemagne. Leur tactique et le fonctionnement de leur \u00e9tat-major ont fait l\u2019objet de r\u00e9formes bien pens\u00e9es. Dans l\u2019ensemble, les corps d\u2019arm\u00e9e alli\u00e9s sont dirig\u00e9s par de fortes personnalit\u00e9s. Les g\u00e9n\u00e9raux appartiennent \u00e0 l\u2019\u00e9lite aristocratique de l\u2019Europe centrale et orientale. Ils se comprennent en parlant tous fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Combattre \u00e0 la fin de l\u2019Empire : \u00e9volutions et repr\u00e9sentations<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Gilles Bou\u00e9<\/p>\n<p>Autour de Leipzig, des 14 au 19 octobre 1813, 500.000 hommes vont s\u2019affronter sur ce qui demeure le plus grand champ de bataille des guerres napol\u00e9oniennes. Des soldats venus de l\u2019Europe enti\u00e8re vont lutter pour quelques bosquets de bois et quelques villages. Cette bataille des nations annonce tout autant la fin des guerres des rois que l\u2019\u00e9mergence de la guerre des peuples. Plus que la bataille de Waterloo, Leipzig montre le nouveau visage des combats de masses. Le champ de bataille se dilue dans l\u2019espace mais les combats se concentrent dans les localit\u00e9s, seuls refuges possibles contre les feux d\u2019une artillerie devenue arme de d\u00e9cision massive. C\u2019est aussi la fin\u00a0 de la bataille h\u00e9ro\u00efque, qu\u2019un seul homme fut il Napol\u00e9on peut comprendre et mener. Le contr\u00f4le du renseignement, de la logistique et la ma\u00eetrise du tempo\u00a0 du combat, que ce soit pour les fran\u00e7ais ou pour les coalis\u00e9s sont la cl\u00e9 du succ\u00e8s.\u00a0 L\u2019\u00e9bauche d\u2019une conception \u00ab\u00a0op\u00e9rative\u00a0\u00bb de l\u2019encha\u00eenement des combats pr\u00e9figure les campagnes du XIX\u00e8me si\u00e8cle, o\u00f9 les combats partiels plus que la bataille d\u00e9cisive clausewitzienne , permettent atteindre les objectifs strat\u00e9giques formul\u00e9s par les d\u00e9cideurs politiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Etre bless\u00e9 \u00e0 Leipzig. 16-19 octobre 1813<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par St\u00e9phane Calvet<\/p>\n<p>La bataille des Nations est consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 juste titre comme l\u2019affrontement le plus sanglant de l\u2019Empire. Avec sans doute plus de 130 000 hommes fauch\u00e9s en quelques jours par la mitraille, elle nous invite \u00e0 porter un regard neuf sur la violence de guerre \u00e0 travers le prisme des combattants bless\u00e9s pendant les combats. En fonction des nombreuses sources qu\u2019il est possible d\u2019exploiter, cette \u00e9tude propose d\u2019abord d\u2019\u00e9valuer le nombre de bless\u00e9s en montrant combien il est difficile d\u2019en proposer un bilan exact. Mais, par l\u2019analyse des dossiers de retraite des officiers, il est \u00e9galement possible de rendre compte de la violence du choc en soulignant notamment la part grandissante prise par l\u2019artillerie dans les combats. A l\u2019origine de multiples blessures sur les corps, ces derniers se signalent aussi, comme les autres affrontements de la R\u00e9volution et de l\u2019Empire, par des traumatismes psychiques qui transparaissent plus ou moins nettement sous la plume de certains m\u00e9morialistes. Cependant, ce travail ne se limite pas \u00e0 proposer un catalogue des diff\u00e9rents types de blessures re\u00e7ues. Il montre aussi combien la prise en charge des bless\u00e9s est d\u00e9faillante. La situation est dramatique pour les bless\u00e9s rest\u00e9s aux mains de l\u2019ennemi et qui succombent par milliers dans la ville.\u00a0 Elle est l\u2019est aussi pour les rescap\u00e9s qui, malgr\u00e9 le sang vers\u00e9 dans les plaines de l\u2019Elster, doivent endurer, \u00e0 leur retour, les humiliations de l\u2019administration militaire et du pouvoir royal.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De la bataille v\u00e9cue \u00e0 sa mythification\u00a0: <\/strong><strong>Leipzig et la construction nationale allemande<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Walter Bruy\u00e8re-Ostells<\/p>\n<p>En Allemagne, d\u00e8s le XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la campagne de 1813, et singuli\u00e8rement la \u00ab\u00a0bataille des Nations\u00a0\u00bb \u00e0 Leipzig, est pr\u00e9sent\u00e9e comme une \u00ab\u00a0guerre de lib\u00e9ration nationale\u00a0\u00bb. Les \u00e9crits des intellectuels accr\u00e9ditent cette lecture. Les deux m\u00e9moires nationales convergent vers la mise en exergue de la d\u00e9fection d\u2019unit\u00e9s allemandes au cours de la bataille. Les Fran\u00e7ais expliquent la d\u00e9faite par cette \u00ab\u00a0trahison\u00a0\u00bb et les Allemands la pr\u00e9sentent sous l\u2019angle d\u2019un r\u00e9flexe d\u2019identit\u00e9 nationale. En r\u00e9alit\u00e9, cet \u00e9pisode d\u00e9montre plut\u00f4t la faible r\u00e9silience du Grand Empire napol\u00e9onien apr\u00e8s 1812 et la conception de l\u2019honneur des officiers des troupes concern\u00e9es. Souvent survaloris\u00e9s dans la m\u00e9moire construite au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (corps francs ou <em>Landwehr<\/em>), les civils sont bien davantage spectateurs et\/ou victimes des combats qu\u2019acteurs d\u2019une bataille men\u00e9e par des arm\u00e9es r\u00e9guli\u00e8res. Les Prussiens ne semblent pas particuli\u00e8rement marquer une solidarit\u00e9 avec leurs \u00ab\u00a0compatriotes\u00a0\u00bb de Leipzig.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>La comm\u00e9moration du cinquanti\u00e8me anniversaire de Leipzig<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par J\u00e9r\u00f4me Schweitzer<\/p>\n<p>Quinze ans apr\u00e8s le Printemps des peuples qui redonna de l\u2019\u00e9lan aux id\u00e9es nationalistes allemandes, les c\u00e9l\u00e9brations du cinquanti\u00e8me anniversaire de la bataille de Leipzig sont l\u2019occasion de relancer l\u2019id\u00e9e d\u2019une unification politique de l\u2019Allemagne. En rivalit\u00e9 avec la Bavi\u00e8re, la Prusse agit en sous-main afin de s\u2019assurer de la r\u00e9ussite de ces f\u00eates. Son ambition \u00e9tant qu\u2019elles lui permettent de se placer \u00e0 la t\u00eate d\u2019un \u00e9veil national qui aurait eu lieu en 1813 et dont elle aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine. Dans l\u2019ensemble, les c\u00e9r\u00e9monies sont un succ\u00e8s, m\u00eame si des voix discordantes se font entendre \u00e0 Munich ou en Rh\u00e9nanie. 1863 marque l\u2019appropriation d\u00e9finitive par les Allemands d\u2019une victoire remport\u00e9e par une coalition qu\u2019ils formaient avec l\u2019Autriche, la Russie et la Su\u00e8de. Les festivit\u00e9s de 1863 constituent le pr\u00e9lude de la guerre d\u2019unification dans laquelle, sous l\u2019\u00e9gide de Bismarck, se lance la Prusse quelques mois plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #008000;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Abstract<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>The allied armies and their commanders at Leipzig<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Bruno Colson<\/p>\n<p>Nearly 300\u00a0000 men are gathered by the Allies for the battle of Leipzig. Their commander in chief, the Austrian prince Schwarzenberg, succeeds against all odds in coordinating the action of multinational forces, with distinct military cultures and fiery generals. Austria is the most generous contributor to the coalition forces in 1813, but the Russians send more men into the battle. The Prussians come only third, although they certainly are the most active and the most eager to expel the French from Germany. Their tactics and the functioning of their general staff have undergone well-thought reforms. On the whole, allied army corps are led by strong personalities. Their generals belong to the aristocratic elite of Central and Eastern Europe. They understand each other by speaking French.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Combat at the end of the Empire: <\/strong><strong>Evolutions and representations<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Gilles Bou\u00e9<\/p>\n<p>From October 14th to 19th, 1813, Around Leipzig, some 500,000 men are going to be in confrontation on what remains the biggest battlefield of the napoleonic wars. Soldiers coming from the whole Europe are going to fight for some wood groves and some villages. This battle of nations announces just as much the end of the wars of kings than the emergence of the war of the peoples. More than the battle of Waterloo, Leipzig shows the new face of the massive battles. The battlefield dilutes into the war zone but the fights concentrate in localities, only possible refuges against the fire of artillery becoming weapon of massive decision.<\/p>\n<p>It is as well the end of the heroic battle, that a single man, even Napoleon himself, can feel and lead. The control of intelligence sources, the logistics and the mastering of the tempo of the fight, whether it is for the French or for the members of the coalition are the keys of the success. The sketch of a \u00ab\u00a0operational\u00a0\u00bb conception of the sequences\u00a0 of the combat prefigures the campaigns of the XIXth century, when the partial fights more than the decisive clausewitzian battle, allow to reach strategic objectives formulated by the political decision-makers.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Wounded at Leipzig. October 16th to 19th, 1813<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by St\u00e9phane Calvet<\/p>\n<p>The battle of Nations is rightly considered as the bloodiest confrontation of the Empire. In a few days, with doubtless more than 130,000 men mown by the grapeshot, it brings us to take a new look on the war violence through the prism of the fighters hurt during the combat. According to the numerous sources which it is possible to exploit, this study suggests at first estimating the number of wounded persons but showing also how much it is difficult to propose an exact count. But, through the analysis of the files of pension of the officers, it is also possible to report the violence of the shock by underlining in particular the growing role of the artillery. At the origin of multiple wounds on bodies, the latter also brings, as the other confrontations of the Revolution and the Empire, a number of psychic traumas which shows more or less clearly in the writing of some memorialists. However, this work does not limit itself to propose a catalog of the various types of wounds. It shows also how much failing is the care of the wounded. The situation is dramatic for the wounded persons stayed in the hands of the enemy and which succumb by thousands in town. This is also a plague for the survivors who, despite of the blood paid into the plains of Elster, have to endure, on their return, the humiliations of the military administration and the royal power.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>From the battle lived to its mythification: <\/strong><strong>Leipzig and the German national construction<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Walter Bruy\u00e8re-Ostells<\/p>\n<p>In Germany, from the XIXth century, the campaign of 1813, and strangely the \u00a0\u00bb battle of Nations \u00a0\u00bb in Leipzig, is presented as a \u00a0\u00bb national war of liberation \u00ab\u00a0. The papers of the intellectuals give credit to this interpretation. Both national memoirs converge on the highlighting of the desertion of German units during the battle. The French people explain the defeat by this \u00ab\u00a0treason\u00a0\u00bb and the Germans present it as a reflex of national identity. In reality, this episode demonstrates rather the weak strength of the Big napoleonic Empire after 1812 and the conception of the honor among the officers of the troops involved. Often over-valued in the memory built in the XIXth century (irregular forces or Landwehr), the civilians are much more spectators and\/or victims of the fights than actors of a battle led by regular armies. The Prussians do not particularly seem to show their solidarity with their \u00ab\u00a0fellow countrymen\u00a0\u00bb of Leipzig.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>The remembrance of the fiftieth anniversary of Leipzig<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by J\u00e9r\u00f4me Schweitzer<\/p>\n<p>Fifteen years after the Spring of the peoples which brought again some new force to the German nationalist ideas, the celebrations of the fiftieth anniversary of the battle of Leipzig are the opportunity to boost the idea of a political unification of Germany. In rivalry with Bavaria, Prussia acts furtively to make sure of the success of these ceremonies. Its ambition being that they allow Prussia to lead the movement of national awakening which would have taken place in 1813 and of which it would have originally been the source. All together, ceremonies are a success, even if some clashing voices are heard in Munich or in Rhineland. 1863 marks the definitive appropriation by the Germans of a victory gained by a coalition formed with Austria, Russia and Sweden. The festivities of 1863 establish the prelude of the war of unification into which, under the aegis of Bismarck, Prussia launches a few months later.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 207 (2013-2) Editorial Dans moins de 500 jours se d\u00e9rouleront les manifestations comm\u00e9morant la bataille de Waterloo. 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