{"id":856,"date":"2021-04-25T00:58:13","date_gmt":"2021-04-24T22:58:13","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?page_id=856"},"modified":"2021-04-26T00:26:39","modified_gmt":"2021-04-25T22:26:39","slug":"rin-numero-211-2015-2","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/rin-numero-211-2015-2\/","title":{"rendered":"RIN &#8211; Num\u00e9ro 211 (2015-2)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-897 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/211-196x300.jpg\" alt=\"\" width=\"196\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/211-196x300.jpg 196w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/211.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 196px) 100vw, 196px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 211 (2015-2)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les comm\u00e9morations de l\u2019arriv\u00e9e de Napol\u00e9on \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, le 16 octobre 1815, ont ouvert un nouveau cycle de manifestations qui devraient se prolonger pendant quelques ann\u00e9es, jusqu\u2019au bicentenaire de la mort de l\u2019empereur. Au printemps 2016, le Mus\u00e9e de l\u2019Arm\u00e9e consacrera une grande exposition \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, en pr\u00e9sentant le mobilier de Longwood, revenu en France pour restauration, dans le cadre des grands travaux, entrepris avec l\u2019aide de la Fondation Napol\u00e9on et des souscripteurs qu\u2019elle a sollicit\u00e9e, pour r\u00e9habiliter le domaine dans lequel Napol\u00e9on v\u00e9cut pendant pr\u00e8s de six ans. Mais c\u2019est naturellement l\u2019ouverture d\u2019un a\u00e9roport \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne qui attire toutes les attentions. Il favorisera incontestablement les liaisons avec cette petite \u00eele perdue au milieu de l\u2019Atlantique sud, qui ne pouvait jusqu\u2019\u00e0 maintenant \u00eatre atteinte qu\u2019apr\u00e8s au moins cinq jours de mer. D\u00e9sormais quelques heures de vol suffiront pour se rendre sur les lieux o\u00f9 Napol\u00e9on v\u00e9cut ses derni\u00e8res ann\u00e9es. Certains nostalgiques pourront s\u2019inqui\u00e9ter de cette ouverture et craindre que le souvenir de l\u2019empereur soit d\u00e9natur\u00e9. D\u2019autres au contraire verront dans cette cr\u00e9ation une formidable occasion de faire encore mieux conna\u00eetre au monde entier l\u2019homme et son \u00e9poque. Car ce ne sont pas uniquement les Fran\u00e7ais ou m\u00eame les Europ\u00e9ens qui se verront ainsi ouvrir les portes des domaines fran\u00e7ais de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, que sont Longwood, la Tombe et les Briars, dont la gestion rel\u00e8ve du minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res. Les visiteurs viendront en effet du monde entier, et sans doute en particulier de Chine, puissance en plein essor, dont les habitants sont particuli\u00e8rement fascin\u00e9s par le personnage de Napol\u00e9on. Sans doute aussi, en se rendant \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, auront-ils une pens\u00e9e pour leurs compatriotes, venus sur l\u2019\u00eele pour y travailler \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne appartenait \u00e0 la Compagnie des Indes. Principale richesse touristique de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, les lieux napol\u00e9oniens seront naturellement la principale attraction de l\u2019\u00eele, mais l\u2019a\u00e9roport permettra aussi de d\u00e9senclaver un territoire dont la majeure partie de la population doit aujourd\u2019hui \u00e9migrer pour trouver du travail, notamment \u00e0 Ascencion. Elle pourra d\u00e9sormais plus ais\u00e9ment revenir \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, tandis que l\u2019accroissement des activit\u00e9s touristiques devrait permettre de cr\u00e9er sur place des emplois, notamment dans l\u2019h\u00f4tellerie et la restauration. Ainsi l\u2019\u00eele devrait \u00e0 nouveau vivre l\u2019effervescence qu\u2019elle avait connue quand Napol\u00e9on y \u00e9tait prisonnier, en se disant que sans la venue de l\u2019empereur d\u00e9chu sur son sol, elle ne serait jamais devenue l\u2019une des \u00eeles les plus c\u00e9l\u00e8bres du monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les \u00e9lections dans le d\u00e9partement de Seine-et-Marne sous le Consulat et l\u2019Empire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Laurent Refuveille<\/p>\n<p>Loin d&rsquo;\u00eatre une simple farce, les \u00e9lections \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque napol\u00e9onienne eurent un r\u00f4le qui m\u00e9rite une r\u00e9\u00e9valuation. Les proc\u00e9d\u00e9s \u00e9lectoraux, que ce soient les r\u00e9f\u00e9rendums ou les \u00e9lections de juges ou de divers repr\u00e9sentants, ont laiss\u00e9 d&rsquo;importantes archives et constituaient un \u00e9l\u00e9ment important pour le pouvoir.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;agissait pas de d\u00e9signer des repr\u00e9sentants, au sens politique du terme, mais d&rsquo;obtenir un assentiment du peuple, par le suffrage qui est tr\u00e8s vite devenu universel, et une coop\u00e9ration des \u00e9lites par le biais de grands \u00e9lecteurs.<\/p>\n<p>En Seine-et-Marne, un d\u00e9partement calme et coop\u00e9ratif, les \u00e9lections donn\u00e8rent lieu \u00e0 de vastes op\u00e9rations, parfois longues, mais qui au final ne concernaient qu&rsquo;une partie r\u00e9duite des \u00e9lecteurs, avec une surrepr\u00e9sentation des \u00e9lites et fonctionnaires.<\/p>\n<p>Au lieu d&rsquo;analyser ces \u00e9lections comme une parodie, il faut y voir un processus diff\u00e9rent de construction de la modernit\u00e9 politique\u00a0; certes, non pas vers la d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative, mais par le biais d&rsquo;\u00e9lections r\u00e9guli\u00e8res, avec la g\u00e9n\u00e9ralisation des urnes, et un code \u00e9lectoral globalement respect\u00e9, premi\u00e8re base d&rsquo;un \u00c9tat de droit.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Scruter les passions : le sous-pr\u00e9fet et la police imp\u00e9riale face \u00e0 l\u2019affaire Gerlach<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Vincent Haegele<\/p>\n<p>Nombreuses ont \u00e9t\u00e9 les tentatives pour assassiner l\u2019empereur Napol\u00e9on. La plupart d\u2019entre elles ont fait l\u2019objet d\u2019enqu\u00eates et d\u2019investigation document\u00e9es d\u00e8s l\u2019\u00e9poque imp\u00e9riale, de la part des autorit\u00e9s puis des m\u00e9morialistes. L\u2019affaire Gerlach, qui occupe pendant plusieurs mois la police fran\u00e7aise de Hambourg et de Lunebourg, sous-pr\u00e9fecture du d\u00e9partement des Bouches-de-l\u2019Elbe, appartient \u00e0 une cat\u00e9gorie moins connue, celle des d\u00e9nonciations calomnieuses. Elle t\u00e9moigne n\u00e9anmoins de la tr\u00e8s grande pr\u00e9cision avec laquelle op\u00e8rent les services imp\u00e9riaux, de leurs propres dissensions internes, ainsi que des rapports complexes entretenus avec la population allemande et ses \u00e9lites. Enfin, l\u2019affaire Gerlach met en lumi\u00e8re le sang-froid et l\u2019ind\u00e9niable habilet\u00e9 d\u2019un tout jeune haut fonctionnaire d\u2019\u00e0 peine 24 ans, Hyacinthe-Claude Barth\u00e9l\u00e9my, pur produit de l\u2019administration postr\u00e9volutionnaire qui se met en place dans les confins de l\u2019Empire. C\u2019est sur les \u00e9paules de ce jeune homme, second\u00e9 par un policier aguerri, le commissaire d\u2019Aubignosc, que repose le poids d\u2019une enqu\u00eate devant d\u00e9terminer si les jours de Napol\u00e9on sont bien en danger, ou non.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Discontinuit\u00e9 et \u00e9criture m\u00e9morielle 1814-1815 dans les m\u00e9moires des hommes de Napol\u00e9on<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Natalie Petiteau<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 1814-1815 sont d&rsquo;une telle richesse \u00e9v\u00e9nementielle, tantsur le plan politique que militaire, qu&rsquo;elles ont donn\u00e9 lieu \u00e0 nombre de r\u00e9flexions chez les m\u00e9morialistes. On se propose d&rsquo;examiner ici la vision des \u00e9v\u00e9nements que les hommes et les femmes fid\u00e8les \u00e0 l&rsquo;Empire ont retenue et transmise. Leurs lectures de la d\u00e9faite sont r\u00e9v\u00e9latrices de leur persistante fascination pour l&#8217;empereur et de leur d\u00e9sespoir face \u00e0 l&rsquo;acharnement des Alli\u00e9s. Ils ne cachent cependant pas l&rsquo;\u00e9puisement de la France, mais ils fustigent les trahisons et l&rsquo;absence de d\u00e9vouement pour la patrie. Leur analyse de la premi\u00e8re Restauration vise ensuite \u00e0 d\u00e9montrer que le r\u00e9gime des Bourbons n&rsquo;\u00e9tait pas viable. Le retour de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Elbe en est donc, selon eux, la suite logique. Mais les hommes de l&rsquo;Empire ne se cachent pas d&rsquo;avoir vite compris que la restauration imp\u00e9riale n&rsquo;\u00e9tait pas forc\u00e9ment plus viable que celle de l&rsquo;Ancien R\u00e9gime. Finalement, la m\u00e9moire des ann\u00e9es 1814-1815 est tiss\u00e9e par les ruptures et lescontinuit\u00e9s qui ont marqu\u00e9 le passage de l&rsquo;Empire au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p>L&rsquo;article qui fait le pendant de celui-ci et que je cite en introduction est paru :\u00a0\u00ab La m\u00e9moire royaliste de 1814-1815 \u00bb, dans Jean-Claude Caron, Jean-Philippe Luis [dir.], <em>Rien appris, rien oubli\u00e9. Les Restaurations dans l\u2019Europe post-napol\u00e9onienne<\/em>. Actes du colloque de Clermont-Ferrand, Rennes, PUR, 2015, p. 169-181.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Hubert-Louis Lorquet, <em>pr\u00e9curseur de la l\u00e9gende napol\u00e9onienne\u00a0 <\/em><em>ou le <\/em>Victor Hugo<em> de l\u2019Ile Maurice<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Jacques Mac\u00e9<\/p>\n<p>En 1822, un professeur fran\u00e7ais de l\u2019Ile Maurice \u2013 ancienne Ile de France annex\u00e9e en 1815 par la Grande-Bretagne -, fervent admirateur de Napol\u00e9on 1<sup>er<\/sup>, publie anonymement un po\u00e8me en dix chants, long de cinq mille alexandrins, magnifiant la vie et les exploits de son idole. Identifi\u00e9, il est exclu du corps enseignant britannique de l\u2019\u00eele.<\/p>\n<p>Diffus\u00e9e aux Etats-Unis et en Belgique, puis clandestinement en France, cette \u0153uvre est faussement attribu\u00e9e \u00e0 Joseph Bonaparte, l\u2019ex-roi d\u2019Espagne, qui tente sans grand succ\u00e8s de d\u00e9mentir la rumeur de cette attribution. Sous la Monarchie de Juillet, ce professeur, nomm\u00e9 Hubert-Louis Lorquet, a le plus grand mal \u00e0 se faire reconna\u00eetre comme le v\u00e9ritable auteur du po\u00e8me, avant d\u2019\u00eatre oubli\u00e9 en dehors de l\u2019\u00eele Maurice. Aujourd\u2019hui encore, l\u2019attribution au roi Joseph est parfois reprise dans certains ouvrages. Le pr\u00e9sent article reconstitue l\u2019existence d\u2019H.L. Lorquet, en France puis \u00e0 l\u2019Ile Maurice, dans le but de r\u00e9habiliter sa m\u00e9moire, et permet d\u2019appr\u00e9cier la ferveur napol\u00e9onienne et le style \u00e9pique de son po\u00e8me, pr\u00e9sent\u00e9 en version condens\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Abstracts<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>The elections in the department of Seine-et-Marne under the Consulate and the Empire<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Laurent Refuveille<\/p>\n<p>Far from being a simple joke, the elections in the napoleonic period had a role which deserves a revaluation. The electoral processes, whether they are the referendums or the elections of judges or diverse representatives, left considerable archives and were an important moment for the power. The question was not to appoint representatives, in the political sense, but to obtain both an approval of the people, by the vote which very fast became universal, and a cooperation of elites by means of electors. In Seine-et-Marne, a quiet and cooperative department, the elections gave rise to vast operations, sometimes long, but which in the end concerned only a reduced portion of the voters, with an over-representation of elites and state employees. Instead of analyzing these elections as a parody, it is necessary to observe there a process different from construction of the political modernity; surely not towards the representative democracy, but by means of repeat elections, with the generalization of ballot boxes and a globally respected electoral code, the first base of a State subject to the rule of law.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Scrutinize the passions: the sub-prefect and the imperial police in front of the Gerlach case<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Vincent Haegele<\/p>\n<p>Numerous were the attempts to murder emperor Napoleon. Most of them were subject to inquiries and investigation documented from the imperial time, on behalf of the authorities then memorialists. The Gerlach case, which made busy the French police of Hamburg and Luneburg, sub-prefecture of the department of Bouches-de-l&rsquo;Elbe during several months, belongs to a less known category, that of the false accusations. It shows nevertheless the high precision with which operate the imperial services, their own internal dissensions, as well as the complex relationships kept with the German population and her elites. Finally, the Gerlach case highlights the self-control and the undeniable skill of a very young senior official aged only 24, Hyacinthe-Claude Barth\u00e9l\u00e9my, a pure product of the postr\u00e9volutionnaire administration which is set up at the borders of the Empire. This young man, assisted by a much experienced policeman, police commissioner d\u2019Aubignosc, have the full responsibility of an investigation that must decide whether Napoleon is seriously threatened or not.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Discontinuity and memory writing 1814-1815 in the memoirs of Napoleon\u2019s men<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Natalie Petiteau<\/p>\n<p>Years 1814-1815 are of such a factual wealth, as much on the political side that on the military one that they gave rise to number of reflections by the memorialists. We suggest examining here the vision of the events that men and women faithful to the Empire retained and passed on. Their readings of the defeat are revealing of their\u00a0 persistent fascination for the emperor and of their despair in front of the doggedness of the Allies. They do not however hide the exhaustion of France, but they castigate the treasons and the absence of dedication for the homeland. Their analysis of the first Restoration aims then at demonstrating that the Bourbons regime was not viable. According to them, thus the return from the Elba Island is there the logical result. But the men of the Empire do not hide to have quickly understood that the imperial restoration was not necessarily more viable than that of the Ancien R\u00e9gime. Finally, the memory of the years 1814-1815 is weaved by the breaks and continuities which marked the passage from the Empire in the XIX<sup>th<\/sup> century.<\/p>\n<p>The article which makes the counterpart of this one and which I quote in introduction is published: \u00a0\u00bb La m\u00e9moire royaliste de 1814-1815 \u00ab\u00a0, in Jean-Claude Caron, Jean-Philippe Luis [ dir ] ., <em>Rien appris, rien oubli\u00e9. Les Restaurations dans l\u2019Europe post-napol\u00e9onienne<\/em>. Proceedings of the symposium of Clermont-Ferrand, Rennes, PUR, 2015, p. 169-181.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Professor Hubert-Louis Lorquet <em>who pioneered the Napoleonic legend and is considered <\/em><em>to be the <\/em>Victor Hugo<em> of the Mauritius Island<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">by Jacques Mac\u00e9<\/p>\n<p>In 1822, Lorquet was a French Professor living in the Mauritius Island (an ex colony of France who was annexed by the English in 1815). Being a strong admirer of Napoleon the 1<sup>st<\/sup>, he had anonymously published a poem of 10 songs, 5000 alexandrines in length, magnifying the life and exploits of his idol. When the British learned of this, the professor was forbidden to exercise his profession of teaching in the royal college of the island.<\/p>\n<p>His work was subsequently distributed in the United States and the Belgium, also in France via the underground market, and erroneously thought to be the work of Joseph Bonaparte, the ex King of Spain, who was determined without success, to bring the rumors to a halt. He was adamant the work was his.<\/p>\n<p>Under the \u201cMonarchy of July\u201d, the professor Lorquet found it very difficult to prove that in fact he was the author of these poems. Even in the present times, the rumor that these works are that of King Joseph persists. This article has been written to reaffirm the existence and attributes of Professor H. L. Lorquet in both France and the Mauritius Island, furthermore to re-establish his memoires, as well appreciating his Napoleonic devotion and his profound epic style [which is presented in a condensed version].<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 211 (2015-2) Editorial Les comm\u00e9morations de l\u2019arriv\u00e9e de Napol\u00e9on \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, le 16 octobre 1815, ont ouvert un nouveau cycle de manifestations qui devraient se prolonger pendant quelques ann\u00e9es, jusqu\u2019au bicentenaire de la mort de l\u2019empereur. 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