{"id":838,"date":"2020-04-25T00:14:43","date_gmt":"2020-04-24T22:14:43","guid":{"rendered":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/?page_id=838"},"modified":"2021-05-28T14:20:54","modified_gmt":"2021-05-28T12:20:54","slug":"rin-numero-219-2019-2","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/institut-napoleon.fr\/index.php\/rin-numero-219-2019-2\/","title":{"rendered":"RIN &#8211; Num\u00e9ro 219 (2019-2)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-905 size-medium aligncenter\" src=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/219-198x300.jpg\" alt=\"\" width=\"198\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/219-198x300.jpg 198w, http:\/\/institut-napoleon.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/219.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 198px) 100vw, 198px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong>Num\u00e9ro 219 (2019-2)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>Editorial<\/strong><\/span><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 5\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il arrive souvent quand on annonce que l\u2019on travaille sur l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne que surgisse la question\u00a0: \u00ab\u00a0Mais peut-on encore d\u00e9couvrir des faits nouveaux sur cette p\u00e9riode\u00a0\u00bb\u00a0? La r\u00e9ponse est naturellement positive, mais suppose d\u2019\u00eatre argument\u00e9e. La <em>Revue de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em> peut y aider, puisqu\u2019elle publie deux fois par an le fruit de recherches r\u00e9centes sur l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne et son h\u00e9ritage, recherches qui g\u00e9n\u00e9ralement s\u2019appuient sur des archives in\u00e9dites ou des sources relues \u00e0 nouveau frais. C\u2019est aussi la grande fiert\u00e9 de la Revue que de publier des sources in\u00e9dites comme peut le faire aussi la Collection de l\u2019Institut Napol\u00e9on. Dans le pr\u00e9sent num\u00e9ro de la RIN, il a ainsi \u00e9t\u00e9 possible de r\u00e9unir deux passages des m\u00e9moires de Caulaincourt qui ne figuraient pas dans l\u2019\u00e9dition, pourtant tr\u00e8s pr\u00e9cieuse, propos\u00e9e par Jean Hanoteau dans les ann\u00e9es 1930. C\u2019est au Canada, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Montr\u00e9al, que Charles-Eloi Vial a d\u00e9couvert un manuscrit de Caulaincourt consacr\u00e9 \u00e0 la fin des Cent-Jours. Quant \u00e0 Olivier Varlan, auteur de la plus r\u00e9cente biographie du duc de Vicence qui s\u2019est vu d\u00e9cerner le prix de la biographie historique par l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, il nous propose un passage, toujours conserv\u00e9 dans les archives familiales, concernant la campagne de 1806-1807. Fid\u00e8les \u00e0 la m\u00e9thode d\u2019\u00e9dition de textes qu\u2019ils ont apprise au cours de leurs \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Ecole des chartes, ils fournissent les compl\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 la compr\u00e9hension de ces documents. C\u2019est l\u2019occasion de redire la n\u00e9cessit\u00e9 que les publications de sources, m\u00eame sous forme de r\u00e9\u00e9dition, soient enrichies d\u2019un appareil critique qui permette de replacer le document dans son contexte et d\u2019en comprendre les allusions parfois obscures. C\u2019est \u00e0 ce prix que ces sources pourront \u00eatre accessibles par le plus grand nombre et enrichir notre connaissance de la p\u00e9riode napol\u00e9onienne. Il est aussi important de revenir aux manuscrits originaux quand leur localisation est connue. On sait que de nombreux m\u00e9moires de l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne ont fait l\u2019objet de coupes, voire de r\u00e9\u00e9critures &#8211; sans parler de l\u2019\u0153uvre des teinturiers. Le jugement port\u00e9 au moment de la publication sur l\u2019int\u00e9r\u00eat de tel ou tel passage, a pu \u00e9voluer au fil des ann\u00e9es. On gagne en tous les cas toujours \u00e0 revenir au manuscrit original. C\u2019est tout l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019entreprise lanc\u00e9e par la Fondation Napol\u00e9on quand elle a d\u00e9cid\u00e9 de publier le manuscrit original du <em>M\u00e9morial de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne<\/em> de Las Cases, puis plus r\u00e9cemment le Journal de Gourgaud qui n\u2019avait \u00e9t\u00e9 que partiellement transcrit. Devrait suivre l\u2019\u00e9dition des Cahiers de Bertrand. Ces \u00e9ditions, d\u00e9sormais regroup\u00e9es dans la Biblioth\u00e8que de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, dirig\u00e9e par Thierry Lentz, permettront d\u2019affiner notre connaissance de l\u2019exil h\u00e9l\u00e9nien, mais \u00e9galement de la personnalit\u00e9 de Napol\u00e9on. C\u2019est aussi un appel \u00e0 poursuivre les recherches dans les d\u00e9p\u00f4ts d\u2019archives comme chez les particuliers en qu\u00eate de documents in\u00e9dits qui feront demain le bonheur des \u00e9diteurs et des chercheurs.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Jacques-Olivier Boudon<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>Pr\u00e9sident de l\u2019Institut Napol\u00e9on<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt; color: #008000;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Avant les <em>M\u00e9moires de Caulaincourt<\/em> : un r\u00e9cit de la campagne de 1806-1807 par le duc de Vicence<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Olivier Varlan<\/p>\n<p>Rendus c\u00e9l\u00e8bres par le fameux r\u00e9cit du retour de Napol\u00e9on en tra\u00eeneau \u00e0 la suite du passage de la B\u00e9r\u00e9zina, les m\u00e9moires d\u2019Armand de Caulaincourt (1773-1827), duc de Vicence et grand-\u00e9cuyer de l\u2019Empire, ne commencent qu\u2019en 1807 et traitent presque uniquement de la campagne de 1812 et de la premi\u00e8re abdication de l\u2019empereur (1814). Ses archives personnelles conservent toutefois diff\u00e9rents documents qui sont autant d\u2019\u00e9bauches de chapitres que le duc de Vicence \u2013 faute de temps ou de mati\u00e8re \u2013 n\u2019a finalement pas retenu dans le texte d\u00e9finitif de ses m\u00e9moires. Il en est ainsi de ce r\u00e9cit de la campagne de 1806-1807 contre la Prusse et la Russie qui \u00e9voque notamment les n\u00e9gociations diplomatiques qui pr\u00e9c\u00e8dent l\u2019entr\u00e9e en guerre, les batailles d\u2019I\u00e9na et d\u2019Auerstaedt, l\u2019occupation de Berlin par les Fran\u00e7ais, les p\u00e9nibles conditions de la progression des troupes de la Grande Arm\u00e9e en Pologne et qui s\u2019ach\u00e8ve au lendemain de la bataille d\u2019Eylau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Un chapitre in\u00e9dit des m\u00e9moires de Caulaincourt : la fin des Cent-Jours et la commission de gouvernement<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Charles-\u00c9loi Vial<\/p>\n<p>La Biblioth\u00e8que de l\u2019Universit\u00e9 McGill de Montr\u00e9al, d\u00e9j\u00e0 bien connue des chercheurs pour ses importantes collections de gravures et caricatures napol\u00e9oniennes, conserve un lot de documents provenant de Caulaincourt, de provenance inconnue. Parmi ceux-ci, un manuscrit complet, comportant un r\u00e9cit des Cent-Jours par le grand \u00e9cuyer de l\u2019Empereur, co\u00efncidant avec d\u2019autres fragments conserv\u00e9s dans le fonds Caulaincourt des Archives nationales de Paris, est \u00e9dit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois. Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une adjonction aux c\u00e9l\u00e8bres\u00a0<em>M\u00e9moires<\/em>\u00a0publi\u00e9s par Jean Hanoteau en 1933 ou d\u2019un projet de brochure justificative destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre publi\u00e9e \u00e0 part, ce document permet de redonner la parole \u00e0 un des acteurs majeurs de cette p\u00e9riode, d\u2019abord comme ministre des Relations ext\u00e9rieures puis comme membre de la commission provisoire de gouvernement, compl\u00e9tant les t\u00e9moignages d\u00e9j\u00e0 connus de Fouch\u00e9 ou de Fleury de Chaboulon.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Les prisonniers de guerre \u00e9trangers dans le d\u00e9partement de la Charente sous le Consulat et l\u2019Empire<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par St\u00e9phane Calvet<\/p>\n<p>Totalement \u00e9pargn\u00e9 par les combats, le d\u00e9partement de la Charente n\u2019en reste pas moins une circonscription fortement touch\u00e9e par l\u2019\u00e9tat de guerre quasi-permanent des p\u00e9riodes r\u00e9volutionnaire et imp\u00e9riale. Outre le fait qu\u2019il est un foyer de d\u00e9part pour de nombreux jeunes gens appel\u00e9s au service arm\u00e9, il devient \u00e9galement un espace de captivit\u00e9 pour de nombreux soldats de l\u2019Europe coalis\u00e9e. Une situation in\u00e9dite pour les autorit\u00e9s locales amen\u00e9es \u00e0 g\u00e9rer des flux constants de prisonniers de guerre, en particulier espagnols \u00e0 partir de 1808. Tr\u00e8s dispers\u00e9es, les sources nous permettent de rappeler \u00e0 quel rythme ces prisonniers ont transit\u00e9 par le d\u00e9partement. Mais elles nous engagent \u00e9galement \u00e0 \u00e9tudier les rapports que l\u2019administration et les populations civiles ont entretenu avec ces captifs qui, pour certains, n\u2019envisagent pas un retour dans leur terre natale en 1814. Ainsi, l\u2019article suit sur plusieurs d\u00e9cennies les \u00e9trangers qui fondent un foyer dans le d\u00e9partement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Un anti-h\u00e9ros de l\u2019\u00e9pop\u00e9e napol\u00e9onienne. Le g\u00e9n\u00e9ral Despinoy (1764-1848)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">par Jacques-Olivier Boudon<\/p>\n<p>Le g\u00e9n\u00e9ral Despinoy termine sa carri\u00e8re en 1830 comme gouverneur de la 12<sup>e<\/sup> division militaire, \u00e0 Nantes, o\u00f9 il s\u2019\u00e9tait notamment illustr\u00e9 en mettant \u00e0 jour en 1822 la conspiration dite des quatre sergents de La Rochelle. Entr\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e \u00e0 la fin de l\u2019Ancien R\u00e9gime, il gravit rapidement les \u00e9chelons au d\u00e9but de la R\u00e9volution, est pr\u00e9sent \u00e0 Toulon, puis participe \u00e0 la campagne d\u2019Italie, Bonaparte le nommant gouverneur de Milan et de la Lombardie.\u00a0 Il est d\u00e9j\u00e0 alors g\u00e9n\u00e9ral de division. Mais sa carri\u00e8re conna\u00eet un coup d\u2019arr\u00eat. Sans activit\u00e9 pendant cinq ans, il finit par retrouver un poste de commandant de place \u00e0 Perpignan, puis \u00e0 Alexandrie. Alors que ses compagnons d\u2019armes s\u2019illustrent \u00e0 travers l\u2019Europe, il v\u00e9g\u00e8te dans cette place du Pi\u00e9mont o\u00f9 il s\u2019av\u00e8re tr\u00e8s proc\u00e9durier. Exemple type de l\u2019anti-h\u00e9ros de l\u2019\u00e9pop\u00e9e napol\u00e9onienne, gonfl\u00e9 de ranc\u0153ur \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Napol\u00e9on, il allait s\u2019affirmer comme un z\u00e9l\u00e9 d\u00e9fenseur de la monarchie restaur\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue de l&rsquo;Institut Napol\u00e9on Num\u00e9ro 219 (2019-2) Editorial Il arrive souvent quand on annonce que l\u2019on travaille sur l\u2019\u00e9poque napol\u00e9onienne que surgisse la question\u00a0: \u00ab\u00a0Mais peut-on encore d\u00e9couvrir des faits nouveaux sur cette p\u00e9riode\u00a0\u00bb\u00a0? La r\u00e9ponse est naturellement positive, mais suppose d\u2019\u00eatre argument\u00e9e. 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